L'immoblog

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Mercredi, 18 août 2010

Des fleurs, des fleurs, des fleurs

A Grimentz lundi, c'était fête patronale. Ce qui n'a pas empêché votre immoblog de turbiner sec à l'agence, comme tous les commerces du village. Lorsque les cloches de la messe se mirent à sonner, sa journée était déjà bien avancée. Fait rare car celles-ci le réveillent plutôt, les jours fériés. ;-)

La patronale est aussi signe de prix des fleurs. Remise du prix des fleurs, dont vous trouvez le fichier des résultats en annexe.

Mais... tout le week-end ne fut que fleurs pour Anniviers malgré la tenace persistance de la pluie.

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Mercredi, 28 juillet 2010

Savoir transmis :-)

Maman... Maman! T'as écouté ce qu'il a dit, le Monsieur???

Se faufilant à travers la foule des auditeurs pour rejoindre celle qu'il interpelait, le tout jeune homme avait mis un instant de silence à profit pour l'apostropher. L'éclat de rire qui s'ensuivit fut général et admiratif de l'intérêt du p'tit bonhomme.

La maman - elle se reconnaîtra - s'en tirait alors d'un clin d'œil amusé, mais sans doute très fière au fond d'elle-même de son fiston. :oui:

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Mardi, 13 juillet 2010

Les lavandières

Miele, V-Zug et Bauknecht discutent dans un bar.

V-Zug dit à Bauknecht: - Quoi?!?! T'as pas le défroissage vapeur???

Miele secoue la tête est demande: - Mais... dans quel siècle vit-on?

Miele, V-Zug et Bauknecht continuèrent ainsi jusque tard dans la soirée à lessiver.

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Dimanche, 4 juillet 2010

Le plus beau texte de la littérature valaisanne

[...]

Je ne songeais plus qu'au dernier charron d'Anniviers que l'on allait porter en terre, à ce pan de vie qui s'était écroulé comme l'angle vétuste d'un édifice que l'on ne relèvera plus.

Son père, que l'on n'appelait que le "charron Melly", lui avait appris à polir des pièces parfaites pour les voitures à chevaux, pour les chars du nomadisme et ces luge à deux bras bien lisses pour le dévalage des foins, des bois et du "fruit" de l'alpage.

Je vois encore des moyeux tout étincelants et des roues suspendues à l'atelier, qui attendaient que le maréchal eût le temps de procéder aux ferrages. Enfants, nous regardions ébahis la scie à ruban, le tour et l'établi d'où s'envolaient des copeaux drus comme des esquilles de fromage vieux, et cette poussière parfumée qui s'entassait en petits cônes sous les machines désuètes. Nous pensions à ces amas de cirons qui tombaient des râteliers chez les paysans cossus qui thésaurisaient de nobles pourritures dans les caves et les greniers.

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Dimanche, 13 juin 2010

Crécelles de 28 - avis de recherche

Pâques 1928, Pâques 2008, pas grand-chose n'a changé. La tradition a persisté.

Du moins a-t-elle repris au village car les années 70 ou 80 ne s'en servaient plus trop. Autrement je l'aurais bien su.

Rebelote 60 ans plus tard.

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Mercredi, 9 juin 2010

Reminder - Inalpe

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Mardi, 27 avril 2010

Anniviers vu à la télé

Trop court!


Les souvenirs médiatiques d'Anniviers à travers les temps et les événements composent une farandole de reportages qui s'égrene à une allure folle!

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Lundi, 5 avril 2010

Le mystère de Pâques

C'est l'histoire d'une petite fille, trop petite pour courir vite et loin au signal donné par les fifres et tambours pour se mettre en quête des oeufs disséminés, bien cachés dans les recoins de notre vieux village car telle est notre coutume des dimanches de Pâques.

Les plus grands [y avait une floppée de gosses], zigzaguant de droite et de gauche, d'avant en arrière comme des fous, avaient déjà tout raflé dans un périmètre que nous peignions à couvrir sur une simple ligne droite dans la rue pavée en avançant au rythme de la petite fille.

La concurrence était fort rude, jamais la petite fille - à moins d'un miracle - n'allait trouver ne serait-ce qu'un oeuf oublié! Encore eut-il fallut que 100 personnes passassent devant lui sans le voir alors que nous ne nous éloignions pas vraiment des grands axes. Donc vraiment, à moins d'un miracle.

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Lundi, 15 mars 2010

De la vigne à la channe, de la naissance à la mort

Avant même de songer à boire, il faut travailler. Aujourd'hui, le travail s'effectue par des professionnels émérites, vigneron, encaveur, oenologue... les études de terrain sont poussées jusqu'à l'ingénierie. Et la qualité de nos vins s'en ressent. A l'époque, chaque famille - ou presque - avait son bout de vigne, vinifiait son raisin, le transportait à dos de mulet pour le stocker dans sa cave.

On s'en servait volontiers à l'occasion, petite ou grande, mais un tonneau et un fromage restaient toujours précieusement conservés dans un coin pour le jour des funérailles.

C'est ainsi que le Nouvelliste nous propose un raccourci succin et sans aucun doute involontaire, de ces différentes étapes qui nous portent à la réflexion.

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Jeudi, 11 mars 2010

Intermède musical

Petit mot en vitesse pour vous dire que je ne vous ai pas oubliés, mais j'y arrive pas ce soir non plus pour vous relater Anniviers.

En radio dans ces cas-là, on passe à l'intermède musical. Permettez que j'en fasse de même:

Intermède musical


(coeur)

Lundi, 1 février 2010

Le camp de ski des écoles

Voilà qui ressemblait fort à une marée de têtes blondes, mais c'était casqué. Impossible de vérifier. Mais une marée basse qui me permettait d'estimer d'un seul coup d'oeil le nombre de marmots. C'est dire, parce que je ne suis pas grande non plus! Une flopée de gosses agiles et joyeux qui se faufilaient rapidement, skis et bâtons tenus d'une quenotte ferme.

Cette impression générale de débrouillardise pour leur âge, le salut cordial d'une jeune demoiselle qui me rappelait le visage d'une de mes copines de classe, tout concordait. Mes souvenirs s'emballaient du même coup pour atterrir à 30 ans de là, quasi au même endroit!

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Lundi, 18 janvier 2010

Les rogations 2010

Les rogations, une institution.

La Bourgeoisie vue de l'extérieur, ce jour-là, est une image qui fait énormément rire les touristes. Eux n'ont aucune idée de la gravité de l'événement qui s'y joue chaque année à pareille époque. Une fois la solennité du "meeting" levée par autant de coudes asséchés qu'il n'y avait de paires d'oreilles captives pour écouter les comptes et rapports annuels de la Bourgeoisie, entendre s'égrener les noms des nouveaux entrages, évoquer l'invité extraordinaire du jour ou narrer l'histoire de toute une famille jusqu'alors, l'assemblée se mue en ruche dont le bourdonnement fait fredonner l'entier de la vénérable bâtisse de bois, sise à l'entrée du vieux village. La buée rend les fenêtres opaques et imperceptibles les mille et une conversations dont elles retiennent les mots de s'écraser pêle-mêle dans la rue, ne laissant poindre, de temps en temps, qu'une touche de cheveux gris [si ce n'est un crâne déguerni] ou une main envolée dans une diatribe enflammée.

Il y en avait, ce jour-là, des touristes-poètes dans la rue qui, amusés, se sont laissés porter quelques instants par le bourdonnement de ce gros frelon!

Notre envoyée spéciale de la Bourgeoisie, Véro, était dans la ruche, ce fameux deuxième samedi de janvier. Elle raconte pour la postérité:

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Jeudi, 7 janvier 2010

Jacques Melly retrouve ses racines

Une nouvelle qui nous vient tout droit d'en face, de chez les Corbeaux, comme on se plaît à les surnommer affectueusement ici ;-) et ceci grâce au bon intermédiaire de Charly Arbellay du Nouvelliste. Pour les immoblogueurs qui ne connaissent pas tout à fait nos moeurs de barbares, les natifs des villages de notre région se regroupent encore aujourd'hui dans le cadre d'une bourgeoisie [avant que Napoléon nous impose le système des municipalités]. En bons réfractaires traditionalistes, cet ordre perdure et n'a pas perdu son sens profond qui lie une personne, une famille, une lignée à ses origines malgré un lieu de vie situé bien au-delà de nos frontières [mais lesquelles, nous direz-vous?].

A cela, 2 choses encore: Jacques Melly est un politique cantonal [Conseiller d'Etat ou gouverneur de république pas bananière] élu l'année dernière. Jacques Lenorman.... M'enfin... on vous fait pas l'affront de vous présenter Jacques Lenorman, si ce n'est pour vous dire qu'il fait partie des meubles Anniviards. Pour l'heure, cédons le mot à Charly:

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Jeudi, 3 décembre 2009

Quand il fait froid dehors...


... il fait bon se mettre au chaud.

A l'époque, les familles s'organisaient pour faire leur pain 2 à 3 fois par année, au village. A tour. Il faut dire qu'en ce temps-là, des fours, il n'en existaient que de banaux. Pas d'air chaud, pas de micro-ondes, pas d'induction, pas de vapeur qui soient à la maison. Tout juste le potager à l'intérieur duquel brillait la flamme.

On allumait alors le four [banal], puis on l'entretenait pendant le temps nécessaire pour permettre à toutes les familles du village de venir y faire leur réserve de pain pour les semaines/mois à venir.

Bien que nous n'ayons pas à nous farcir du pain sec une fois cassée la première croûte [le boulanger nous assure aujourd'hui une fraîcheur quotidienne], une poignée de villageois, dont l'immoblog fut, tenta l'exercice sous l'égide de la société du village dans la joie et la bonne humeur.

C'était samedi dernier. Et dehors il faisait froid. Ça tombait bien.

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Jeudi, 26 novembre 2009

Magnifiques récits valaisans!

Saviez-vous qu'il fut un temps où pénétrer dans la vallée d'Anniviers n'avait rien de touristique, mais tenait quasi de la condamnation à mort? [A moins d'y être invité]
Avez-vous idée de l'utilité des surnoms dont nous nous affublons nos familles au point de servir à des générations de descendants?
L'art de veiller nos morts [à la cave en hiver] ou celui de ramener le trépassé Anniviard "en douce" dans la vallée pour éviter les tracasseries administratives lorsqu'il a eu le mauvais goût de quitter notre monde lors de son séjour à Sierre?
Et la coupelle exclusive de la fiancée qui se retape après un accouchement à l'Humagne [blanche]?
Evidemment, on ne pouvait ne pas raconter les 3 villages des remueurs d'Anniviers puisqu'à force de remuer, nous étions toute l'année sur les chemins [anni viae, je me répète mais je ne retrouve plus le billet], d'où nous tirons sans doute notre appellation.
Planter des pommes de terre à la lune montante ou la lune descendante? Nos vieux vous répondraient sans hésiter... eux!

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