
Les rogations, une institution.
La Bourgeoisie vue de l'extérieur, ce jour-là, est une image qui
fait énormément rire les touristes. Eux n'ont aucune idée de la gravité
de l'événement qui s'y joue chaque année à pareille époque. Une fois la
solennité du "meeting" levée par autant de coudes asséchés qu'il n'y
avait de paires d'oreilles captives pour écouter les comptes et
rapports annuels de la Bourgeoisie, entendre s'égrener les noms des
nouveaux entrages, évoquer l'invité extraordinaire du jour ou narrer
l'histoire de toute une famille jusqu'alors, l'assemblée se mue en
ruche dont le bourdonnement fait fredonner l'entier de la vénérable
bâtisse de bois, sise à l'entrée du vieux village. La buée rend les
fenêtres opaques et imperceptibles les mille et une conversations dont
elles retiennent les mots de s'écraser pêle-mêle dans la rue, ne
laissant poindre, de temps en temps, qu'une touche de cheveux gris [si
ce n'est un crâne déguerni] ou une main envolée dans une diatribe
enflammée.
Il y en avait, ce jour-là, des touristes-poètes dans la rue qui,
amusés, se sont laissés porter quelques instants par le bourdonnement
de ce gros frelon!
Notre envoyée spéciale de la Bourgeoisie, Véro, était dans la ruche, ce fameux
deuxième samedi de janvier. Elle raconte pour la postérité:
Derniers commentaires
6 septembre 2010,16:58
4 septembre 2010,13:35
4 septembre 2010,01:51
3 septembre 2010,18:20
3 septembre 2010,08:06
3 septembre 2010,01:25
2 septembre 2010,12:31
1 septembre 2010,22:14
1 septembre 2010,19:49
31 août 2010,20:07
27 août 2010,14:24
25 août 2010,22:14
25 août 2010,19:16
24 août 2010,18:28
24 août 2010,15:38