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Votre recherche de vaches hérens a donné 12 résultats.

Mardi, 26 avril 2011

Grand branle-bas de combat parmi les reines

Par recherche d'exotisme, un[e] Belge est fier[ère] d'user de la cloche à vache en guise de sonnette, tandis qu'un Anniviard importera plus volontiers une cloche marine. Et pour cause car comment différencier sinon les vaches qui paissent sous vos fenêtres de celles qui s'invitent chez vous sans prévenir???

Dimanche en 8 [euh... en 10] a eu lieu un événement exceptionnel qui ne se produit qu'une fois chaque 4 ans: une rencontre de reines. Rien à voir avec les Sophia ou autres Elisabeth. Chez nous, les reines ont pour nom Niagara ou Rebelle, reine des arènes ou des alpages.

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Mardi, 8 mars 2011

Fromage AOC, fromage râpé

Tante Agathe est décédée l'année dernière.

Ce faisant, elle léguait à sa nombreuse descendance un fromage qu'elle avait pris soin, dans sa jeunesse, de mettre de côté pour le jour promis de ses funérailles.

Dans l'ancien temps, les trajets faits à pied pour honorer le mort méritait de sa part qu'on y songea, mais pas seulement. Recevoir son monde lors de cette grande occasion était un honneur auquel on ne dérogeait sous aucun prétexte. Une coutume locale qui vit à notre grande surprise encore, mais qui disparaîtra sans doute avec ceux de l'ancienne génération, ceux du début du siècle. Lequel d'entre nous a mis son fromage de côté?

Tante Agathe étant décédée à l'âge honorable d'une nonantaine d'années, quel âge ce fromage peut-il bien avoir?

Dans le Val d'Anniviers, le fromage est une institution, le fruit de nos si célèbres vaches de la si adulée race d'Hérens [prononcer "érin" et non errance]. C'est donc tout une histoire que l'on va rapidement vous conter.

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Vendredi, 23 octobre 2009

Vive les Reines - une archive poignante de la TSR

Ce reportage est admirablement documenté et nombre d'entre nous s'en rappelle encore certains extraits, il offre d'ailleurs de grands moments d'émotion et montre à quel point le temps change sans véritablement changer. Il n'était dès lors pas possible de trouver un titre à la hauteur de l'histoire qui nous est ici contée.

Pour l'anecdote et au détour d'une conversation de bistrot, on se retrouve nez-à-nez avec la réplique-culte d'un célèbre vissoyiard qui décrit ainsi un grimentzard:

Ils se bouffent entre eux mais ils chassent ensemble.

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Mardi, 3 février 2009

Concours du bon Anniviard - histoire vache et queues de poisson

Des monts célestes, Martine nous offre une vue magnifique sur la plaine du Rhône. C'était la semaine dernière au crépuscule à Chandolin. Le site magique du Calvaire n'est, on le devine, pas très loin.

Vache comme à son habitude, l'immoblog vous propose pourtant le pire: on plonge!

Dérochons de 1'000 mètres pour rejoindre les entrailles de notre vallée. Quoique... pas tout à fait encore. Mais presque. On s'arrête à 960 mètres d'altitude. Un palier avant de toucher, un peu plus tard, les vrais fonds.

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Mercredi, 28 janvier 2009

Un king pour les reines

Association Viande d'Hérens du Valais.

C'est sous cette dénomination fort appétissante que se regroupent les éleveurs de la race d'Hérens [des vaches, siôca], les bouchers et les abattoirs, enfin les restaurateurs.

Vous parler de cette association pour le simple plaisir d'évoquer nos vaches? A priori, les mener à l'abattoir... c'est tout un art! Jugez-en par vous-même:

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Dimanche, 28 septembre 2008

Pourquoi nos fromages sont si bons

Ceci est certainement l'une des raisons, nombreuses ou pas. En tout cas, une petite touche d'un quelque chose qui fait la différence. Partons en promenade aujourd'hui encore!

Didier De Courten, célèbre toqué au Gault & Millaut et devant l'éternel, s'est un beau jour retrouvé au milieu des enfants et des vaches. Des vaches, il en a l'habitude puisque sa "Pirouette" vient de redescendre de l'alpage avec une petite centaine d'autres. Des enfants aussi, mais, là-haut, la tournure a pris un autre goût. Histoire de mettre "à l'honneur les richesses de notre patrimoine valaisan, dont la viande de la race d'Hérens", il a invité une classe d'école primaire de Saillon à l'alpage de Torrent. :oui:

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Dimanche, 15 juin 2008

Beau temps belle neige...

...comme disait l'autre au micro ce matin.

En effet, passé 1850 mètres, c'est ce à quoi on devait s'attendre. Et l'alpage d'Avoin se situe juste au-dessus. Ou un peu en-dessous des pistes de ski de Bendolla. C'est là que les vaches du coin ont été amenées en estivage. Sous un neige battante, nous sommes donc arrivées sur les lieux.

Chez nous, les vaches ne passent pas leur temps à paisser et regarder passer le train. Primo, on n'a pas de train à cette altitude et, deuxio, nos vaches ne connaissent pas l'usine, ce sont de mauvaises ouvrières. Elles préfèrent la guerre. Pendant que d'autres se dandinent tranquillement à quelques mètres d'elles avec aucune idée de ce qui se passe dans la cervelle de leurs cousines marsiennes, nos hérensardes s'affrontent, yeux globuleux et cornes au vent. Elles font semblant de brouter tranquilles, mais elles jaugent leurs voisines. Des gladiateurs à côté, c'est idiot et d'une tactique assez primaire. Lorsque l'autre capte, elle a le choix. Soit elle se tire vite fait parce qu'elle voit qu'elle a à faire à plus forte partie, soit elle relève le défi. Elle fait alors volte-face et commence à gratter furieusement la terre. On ne la voit pas, mais on la devine, la fumée qui s'échappe furieusement de leurs naseaux respectifs.

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Vendredi, 18 avril 2008

Bébés huitantuitards - Ken - 8/15

Sur la photo d'un Ken bien éveillé de l'époque déjà, on peut le remettre dans son contexte familial grâche à ses traits. Les belles joues? Le regard amène et curieux? La mimique étonnée? Ou tout cela ensemble, certainement... un coup d'oeil averti le replacera immédiatement parmi la grande clique des Genoud.

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Mardi, 30 octobre 2007

Un promoteur soucieux de développement durable

Aujourd'hui, c'est sous la plume du journaliste Vincent Fragnière que s'est écrit l'article du Nouvelliste, journal désormais bien connu de nos amis immoblogueurs. Il est question de fusion des communes, de commissions de fusion, d'aménagement du territoire, de promotion touristique, de moratoire, de contingentement et de gros chalets. Bref, un tout en un.

Visite de l'exposition Altitude 1400 avec Urbain Kittel.

D'ailleurs, le moratoire, antidémocratique! Comment en est-on arrivé là?

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Jeudi, 20 septembre 2007

Désalpe et traversée du village par les Reines

A ne manquer sous aucun prétexte ce samedi! L'immoblog adore cet événement annuel et se réjouit de les voir défiler sous le soleil et la bonne humeur devant ses vitrines! Comme le dit si bien Valérie de l'Office de Tourisme:

Après avoir quitté leurs étables lors de l’Inalpe en juin dernier, c’est le grand retour au village des troupeaux de vaches d’Hérens après leur estivage sur les alpages d’Avoin et de Moiry.
Et celle-ci vous invite pas ailleurs:

Mais avant de regagner leurs quartiers d’automne et d’hiver vers les mayens et les étables, hommes et bétails s’associent pour fêter la fin de la saison d’été.

Dès 11h30, les Reines décorées et fièrement escortées par leurs propriétaires traverseront le vieux village de Grimentz, emmenées par la Reine à lait.

Les festivités se poursuivront au lieu-dit « Liha » sur la route de Zinal près de la Poste. Vous pourrez déguster la raclette au fromage de l’alpage de Moiry ou une bonne assiette de polenta et ragoût et partager ainsi un moment d’amitié. Au programme également musique folklorique, petit marché villageois avec produits du terroir et vente du fromage de l’alpage.
Elle termine son message en vous remerciant, nous nous ne pouvons que vous inviter à venir voir ce spectacle:

et à déguster la bonne polenta qui nous a laissé un souvenir impérissable et nous donne l'eau à la bouche. Euh... parlant de repas, je crois qu'il est maintenant tant...

A samedi!








Dimanche, 29 avril 2007

Combat de reines

Chez nous, les vaches sont reines. Sur les affiches, l'événement était annoncé depuis des mois. Dans la réalité des faits en ce dimanche 29 avril, sous un soleil implacable, l'événement a drainé une foule surprenante. Des parkings de voitures plein des deux côtés de la vallée, de Mission et de St-Jean, et des accents aussi divers qu'exotiques se mêlaient à la foule. Et des reines, des rangées de reines.

Les combats avaient débuté tôt le matin.

En Valais, les vaches ont un instinct tout particulier. Oui, elle produise un peu de lait et paissent dans les paturages, mais chez nous elles combattent avant tout. Elles combattent pour établir leur hiérarchie.

Passé l'hiver à l'étable, l'été les réunit sur leurs prés au mayen d'abord, puis à l'alpage. Et c'est là que les combats débutent.

Les vaches de la race d'Hérens sont de couleur brune à noire et de corpulence râblée, assez courtes sur pattes. On voit rarement des vaches au pelage noir marbré de blanc, mais ça arrive. Nous en avons vu un bel exemplaire aujourd'hui. C'est surprenant, car on les confondrait à des vaches de race fribourgeoise - hè oui, comme le drapeau - mais ça reste des valaisannes. Sur la question du pelage, le combat fait aussi rage car d'aucun prétendra qu'il ne s'agira pas d'une indigène alors que d'autres prétendent, qu'il fut un temps, c'était elle que prévalait. Nous laisserons la question à votre appréciation.

Toujours est-il que les combats d'aujourd'hui furent acharnés, pour certains. Certes, ils manquaient du charme de l'alpage, mais celui de la foire semblaient pourtant les mettre en train. Le but est pour elles de se retrouver par catégorie sur le terrain et de combattre à l'aide de leurs cornes pour mettre en déroute l'adversaire suite à des luttes parfois avortées parfois acharnées. Celle qui capitule a trouvé sa maîtresse. Ici, elle est du même coup expulsée du champ de bataille. Impitoyablement.

La plupart de ces bêtes ne se retrouvera que sur un prochain terrain de jeu officiel. Peu d'entres elles à l'alpage cet été. Mais, place à 2 séquences qui vous en diront mieux et plus long:





Petite précision utile en fin de combat. Les vaches sont, au hasard du sort, soumise au même contrôle anti-dopage que nos sportifs d'élite. Si si...!

Samedi, 31 mars 2007

De la fondue

Dans les régions de montagne, on ne vous parlera jamais assez de fondue! De savoyarde ou fribourgeoise, les origines réelles sont encore souvent sujettes à caution, elle est devenue chez nous valaisanne.

Anniviarde, elle passe par un haut-lieu qui s'appelle La Gougra à St-Jean. Sur le chemin de retour de Sierre hier soir pour une partie de l'équipe d'Immobilia-Grimentz, la halte s'est imposée. Fondue, pain, patates et... Fendant, bien sûr! C'est après de longs palabres avec notre cousine Madeleine que, repus, nous sommes enfin parvenus à Grimentz (ouf, long chemin!)

Ainsi donc, les visages et les noms qui sont apparus dans notre journal régional Le Nouvelliste nous ont paru étrangement familiers puisque nous y retrouvions Raphaël en photo, le patron actuel de La Gougra que sa mère a tenu pendant de nombreuses années comme une figure nationale. Le journaliste Paul Vetter résume sa rencontre avec Raphaël comme suit:



Valaisanne par adoption

«On ne va pas prétendre que la fondue a, comme la raclette, des origines valaisannes. Par contre, c’est devenu un produit du terroir puisque nous utilisons largement nos fromages. » C’est Raphaël Zufferey, un spécialiste de la fondue, qui le dit. Patron du Café- Restaurant de la Gougra à Saint- Jean, dans le val d’Anniviers, il a succédé à sa maman Madeleine, elle-même grande prêtresse du caquelon depuis plus d’un quart de siècle.

A la Gougra, les tenanciers se succèdent, mais la fondue reste. Ou plutôt les fondues. «Nous proposons un choix de quatorze recettes, de la «nature» à la «forestière », avec bolets et chanterelles, en passant par la fondue à la tomate ou aux échalotes», explique le jeune patron qui propose aussi un «tourniquet» de plusieurs caquelons, permettant aux clients de déguster un choix de variétés. Toutes ces fondues reposent sur une base de gruyère largement complétée par quelque 70% de fromage d’alpage. «Nous avons aussi l’Anniviers faite uniquement avec du fromage du lieu. Elle est plus goûteuse, plus corsée. Elle a le caractère de la vallée », lâche Raphaël Zufferey qui est aussi éleveur de vaches d’Hérens.

Faute d’être valaisanne, la fondue est donc apprêtée à la valaisanne, avec des produits régionaux. Quelques autres coutumes locales sont venues se greffer sur ce plat. «Outre le fait d’utiliser nos fromages, nous servons toujours la fondue avec des pommes de terre, en plus du pain», explique le spécialiste. «La fondue aux tomates est aussi très valaisanne», ajoute maman Madeleine, toujours présente pour donner quelques coups de main. Elle en profite pour témoigner de ses souvenirs d’enfance. «Dans les années1950, notre papa nous faisait la fondue une fois par semaine. Toujours avec des pommes de terre. Le pain, il aurait fallu l’acheter alors que nous avions des pommes de terre en suffisance.»

Le «coup du milieu». Le mariage de la fondue aux produits du terroir passe aussi par la boisson.A Saint-Jean, la coutume veut qu’à mi-repas, on offre aux clients le «coup du milieu». Il s’agit d’un verre de génépi, une eau-de-vie de plantes censée faciliter la digestion. Car personne ne conteste que ce plat n’est pas le plus léger. Pour l’accompagner, rien de tel qu’un blanc… valaisan, naturellement. «En la matière, les goûts varient. Il y a bien sûr le fendant, mais certains lui préfèrent un johannisberg ou une arvine», précise le patron. Et pour celles et ceux qui ne boivent pas d’alcool? «Nous faisons souvent des pots de thé, avec ou sans citron!»

Perché dans sa vallée qu’il chérit tant, Raphaël Zufferey considère que la fondue y est à sa place. «Quand on pense montagne, on pense fondue!» lâche-t-il avec conviction. Pourquoi? «C’est un plat vite préparé, avec des produits à disposition, et qui cale bien l’estomac», estime-t-il.

Et si la scientifique (ndlr. parce que l'article principal parle de la directrice du musée de la Gruyère, laquelle s'est penchée sur le caquelon le temps d'une exposition) estime qu’elle était à l’origine urbaine et bourgeoise, le chef témoigne qu’elle est aujourd’hui aussi bien appréciée par les touristes que par les indigènes, sans distinction d’âge ou de culture. Et il sait de quoi il parle, puisqu’en haute saison, il en prépare et sert souvent plus d’une centaine par jour!
Encart publicitaire ou pas, ce billet devrait vous inciter à bon droit d'y prendre table pour vous réjouir!