Il y a tant et tant de choses qui de déroulent en Anniviers durant la saison estivale qu'il eut fallu 10 mains pour toutes les retracer et les commenter, 24 heures de plus dans chaque journée et sans doute aussi une bonne greffe du foie.

La saison touristique est entrée de plein pied dans la belle saison après un long hiver et la neige qui mit tant de temps à disparaître, attirant ainsi les citadins finalement tout heureux de quitter la moiteur des plaines. Bien leur en pris. S'il y fait plus ardent sous le soleil des hautes altitudes, les nuits sont pour le moins plus fraîches. Manifestations régulières ou uniques dans tous les villages, festivals musico-culturels, visites commentées, balades accompagnées, soirées arrosées, etc.

La vallée poursuit elle aussi ses propres activités, mêlant le social authentique aux rencontres avec l'extérieur. Ainsi des inalpes, des fêtes patronales [toutes en été, on se le rappelle, puisque période propice à la détente selon l'ancien rythme agricole et le pendule du nomadisme], des 1ers aoûts, des messes de la mi-été sur l'alpe, etc. Ces dernières, on ne désespère pas de vous en relater une en photo, mais bon... pas cette année, semble-t-il.

Ce couchant sur Anniviers, c'est aussi le temps qui passe. Celui des anniversaires, tristes ou joyeux, d'un départ, celui de Michel-le-tourneur, mais aussi marguillier en son temps, parti à l'aube du week-end et porté en terre sous un radieux soleil. A l'aube de ses 99 ans, il a eu la chance de s'endormir le plus simplement du monde.

Un monde qui continue bon an mal an de tourner.

Les grands événements d'août tournent chaque année autour de 2 grandes courses. Celle, pédestre, de Sierre-Zinal qui a eu lieu pour sa 40ème édition dimanche dernier sous un soleil radieux. Bon pour notre pub, on dira, puisqu'on a, ce jour-là, multiplié les directs et les duplex. Et chapeau à ceux qui l'organisent depuis si longtemps déjà, toujours les mêmes et avec la même conviction forcenée que du temps de leur folle insouciance. Car il en fallait pour oser. En tout cas une satisfaction intense pour tous ceux qui y ont participé, comme le relate le nouvelliste dans les 2 premiers articles ci-dessous. Parmi eux, de nombreux Anniviards, dont Jacky et Christian dans le 3ème article ci-dessous, qu'on félicite tout particulièrement au passage parce qu'on les connaît et on en est fier. Et tant d'autres encore dont le mérite est encore plus grand, souvent, car ils ont dû, dans l'effort, en plus "acheter l'air".

La prochaine étape, cycliste, sera le Grand Raid dans une dizaine de jours. Notez qu'il y manque encore des bénévoles pour aider au bon déroulement de la course. Annoncez-vous!

Pendant ce temps, la construction du téléphérique prend forme. Après les fameux convois, les pylônes s'élèvent peu à peu dans le ciel et les gares d'arrivées aval et amont se font l'écho de leurs armatures d'acier. Tient-on toujours le programme de la construction avant la prochaine neige? L'équilibre est constant et précaire. Les paris sont ouverts.

Et nous? Tous. Sommes-nous bien dans le rythme de nos vies, le bon pas de nos marches effrénées? L'équilibre est constant. Et bien précaire...

Pour iDevices:

Cet été-là



PS. Un 4ème article coup de coeur, celui, joliment documenté, des petits trains d'Olivier à Mission.