Le martèlement s'est fait entendre un long moment, au-dehors, avant que je n'y prête attention. C'est ainsi lorsque les bruits du quotidien vous accompagnent ou que vos pensées suivent ailleurs leur cours. Je n'ai été tirée de ma rêverie qu'à cet instant précis, au dernier piquet.

La neige est tombée à plusieurs reprises, sur le village et, au-delà, sur les hauts de la vallée. Bien qu'octobre nous ait déjà déposé 32 cm de fraîche entre les 11 et 12 puis 28 et 29, tout comme ce matin, il est trop tôt pour la vraie couche. Elle ne résiste pas au premier rayon de soleil, le sol n'a pas encore gelé. Le yoyo des températures progresse à son rythme vers les abysses de fin d'année.

Mais on est jamais trop prévoyant et la voirie s'y attelle ferme pour sécuriser tous nos axes routiers en plantant sur chaque abord des piquets oranges ou bleus. Enfin... on cite cela de mémoire car il fait nuit, impossible de vérifier. Orange en tout cas.

Comme il n'est pas non plus possible de vérifier si les piquets, comme sur les pistes, sont différenciés selon qu'ils soient situés à gauche ou à droite.

Enfin non... c'est pas logique, puisque le bitume de nos routes ne se déroule pas en sens unique. :P

Toujours est-il qu'au moment où votre immoblog vous lâchait sans pitié pour prendre la tangente des vacances, on décrochait les géraniums des contours qui mènent au village. Au retour et sur ce même axe principal, les piquets salvateurs les remplaçaient déjà.

Pourquoi est-ce qu'on se réjouit toujours autant de voir venir l'hiver et la neige???