Se servir de son blog pour mener campagne, dites-vous? Mais... mener campagne... n'est-ce l'affaire que de quelques semaines ou de quelques mois de cabale? Faut-il voter pour quelqu'un que sur la base du nombre de mains touchées durant ce laps de temps, d'idées énoncées, de promesses faites?

Fusion des communes, moratoire sur les résidences secondaires et lex Koller, SAT et coeur du Valais, grands projets de construction, élections communales après vote de fusion, liaison Zinal-Grimentz, suivi passionné de la mise en place de la fusion dont celui des candidats de l'époque, "Loi sur le tourisme" ou LT, assemblées primaires ou de RM et bien d'autres faits d'actu que nous avons décortiqués ensemble en nous questionnant ou échangeant nos opinions. La mienne, bien que formulée de façon ouverte pour le débat, était implicitement posée. Cet exercice est ainsi pratiqué depuis 2006.

Vous savez, depuis le temps, qui s'engage pour vous aujourd'hui.

Pro-fusion à 200% dès le début, je l'ai toujours soutenu. Anniviarde, je le suis. Et le serai toujours avec la même ferveur. Raison pour laquelle ma volonté est ferme de poursuivre cette aventure et d'y apporter ma pierre si l'occasion m'est donnée. Dans notre sphère, locale en somme, une campagne d'idées se joue sur le terrain. Ni l'immoblog ni Facebook, qu'il s'agisse de mon profil ou de celui, public, de mon parti, ne semblent être des lieux de rencontres satisfaisants pour la discussion.

Raison pour laquelle vous êtes invités - partisans ou non - à venir nous discuter en direct et ainsi échanger. Ou nous sonder.

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3 rencontres avec la population sont agendées pour jeudi, vendredi et samedi prochains - 6, 7 et 8 septembre. Elles couvrent la vallée géographique. C'est là, véritablement, que nous pourrons causer de sujets qui vous intéressent ou qui vous inquiètent. Ces rencontres se veulent simples et conviviales. La distance n'est pas un prétexte d'absence pour la plupart d'entre vous. Et si aucune date ne vous convient malgré tout, on se trouve un autre moment! [contact au fond à gauche]

Partisans ou non? Tout le monde dans cette vallée s'accorde à dire que nous votons d'abord pour des personnes, dont le parti n'est qu'un vernis. Faisons-en donc fi! C'est donc aussi l'occasion de venir nous interpeler.

Aborder des thèmes précis sur ce blog dans le cadre de cette campagne reviendrait à présumer de dicastères. Il faut d'abord être élu, non? Et que diraient mes copains de parti ou les autres candidats face à la manoeuvre? Dans le fond, tous les départements sont intéressants, n'est-ce pas...?

De toute façon, soyons pragmatiques, il est plus judicieux d'en parler car l'intérêt d'un candidat est justement d'entendre les préoccupations de l'autre.

Si, au début et en tant que nouvelle candidate, il a fallu apprivoiser cette idée puis accuser le regard interrogateur des autres, le quotidien a vite repris le dessus. Ce nouveau statut n'est qu'une étape, un accident [vs. état de fait permanent] dans la vie d'une personne. Aucune raison donc de changer d'objectifs fondamentaux de vie ou d'attitude. C'est un voeu constant de transparence et d'honnêteté. Curieux, par contre, de constater à quel point cela change la vie à d'autres... La finalité de cette entreprise réside en un contrat de travail passé avec ceux qui accordent confiance par un vote. Il faut ensuite rendre des comptes sans en usurper les honneurs. Exercice difficile pour une grimentzarde, ironiseront les langues taquines. ;-)

Nous sommes au coeur de la campagne. Dans 2 semaines, toutes les listes auront été déposées. Dans 3 semaines et demie, le 28 au plus tard, nous recevrons nos bulletins. Au stade actuel, les rumeurs vont bon train, les interpellations aussi. Les rumeurs ont un fondement irrationnel et déforment la pensée véritable ou travestissent même des paroles publiques. Cela fait partie du jeu, mais elles surprennent parfois. Les interpellations, elles, ont leur raison d'être car elles induisent une pensée différente, ce qui est nécessaire à notre démocratie. En découlent des discussions intéressantes et ouvrent d'autres champs de vision.

Il y a les bons mots, encore. Peut-être feront-il un jour l'objet d'un bêtisier.

"Faire campagne", le concept est sans doute vécu différemment pour chacun. Il m'a offert à moi, Nicole, des moments marquants, inoubliables. Je ne compte plus le ton particulier d'une voix, les tapes sur l'épaule et les clins d'oeil [les hommes en principe] ou les "bon courage" [les femmes surtout] glissés de façon anodine au détour d'une conversation ou d'un acte du quotidien...

Et ça, à l'image de çui-ci, ça me donne envie de TOUT vous donner:


PS. MERCI aux personnes qui ont commenté mes derniers billets en attendant le prochain pour animer ces pages! Je précise que ce ne sont pour l'essentiel pas des votants anniviards.