C'est justement dans le cadre d'un groupe de projet que j'ai appris à mieux connaître Adriana, bien que, partageant divers intérêts, nous avions déjà eu auparavant l'occasion de nous côtoyer. On n'en parle pas dans la presse du jour, soit dans l'article en annexe, mais c'est elle qui a eu les honneurs du vernissage de samedi soir à Vissoie. 2 semaines auparavant, la vallée inaugurait en effet l'expo de son mari à la Tour et dont il est question dans l'article de Bertrand Crittin en annexe, une expo relatant l'histoire de notre vallée par ses voies d'accès, primordiales.

De l'article de Jean-Louis en annexe et son expo à la Tour, on relève que les Anniviards ont longtemps pu vivre en autarcie. A savoir si ce temps était béni ou difficile, on peut ergoter et chacun ira de son avis. Mais la suite...:

La route goudronnée, c’est l’Anniviers des années 40-60. Une période de transition, difficile, charnière pour la vallée. La terre ne paie plus. Sans le sou, les hommes quittent la vallée pour travailler. «J’ai recueilli des témoignages émouvants de femmes qui ont vécu cette époque. Leur mari parti, elles s’occupaient des terres et de la famille», relève Jean- Louis Claude. La construction du barrage de Moiry sauvera carrément la vallée. La route amène les touristes, les remontées mécaniques font leur apparition.

La terre ne paie plus... la route goudronnée... Ce passage nous rappelle l'histoire de Chandolin évoquée il y a peu, mais nous replonge illico dans nos actualité politique confédérale largement évoquée cet hiver [r2] ou de développement local [rm] pour ne citer que cela.

Adriana Tenda Claude est passionnée de photographie. C'est d'ailleurs elle qui a habillé la dernière couverture des 4 Saisons. Habitante de Zinal, elle vit au pied du Besso. C'est ainsi qu'elle s'est laissée aspirer par la majesté de ce roc bicéphal. Elle a pris le temps de l'apprivoiser [ou l'inverse], elle n'a pas résisté, elle a laissé son âme s'emporter. Ses photos, alimentées par des textes en collaboration avec Bernard Crettaz, en sont donc la plus pure expression.

En illustration ci-dessus, la foule suspendue aux envolées explicatives de Bernard [pull rouge, vous l'aurez deviné] qui n’hésite jamais à faire des liens passionnants entre les projets présentés et l'intense histoire de notre région de montagne teintée d'actualité.

Donc, après la visite de la Tour et l'expo de Jean-Louis Claude Les chemins de l'identité *, filez, quelques pas plus loin, vous baladez autour de la colline et la montée de la chapelle, laissez vous interpeler par les photos d'Adriana Claude Le Besso ou la montagne sacrée.

Montagne-muse encore, la grandeur des éléments qui nous entourent ne peut laisser indifférent. Ici, c'est carrément un festival de photographes mettant en scène leurs clichés dans divers endroits aussi variés qu'insolites de la vallée:

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Lieux d’expositions: Etable du Marais, restaurant Bendolla, cabane de Moiry, barrage de Moiry (lors des visites publiques, le mardi à 14h00), le Tsapé, Tignousa, Sorebois, cabane du Petit Mountet.

«On dit toujours que les gens de la montagne sont durs et fermés. Ce n’est pas vrai, ils sont très accueillants. Il suffit d’aller vers eux. Anniviers se prête à la photographie de montagne s’ouvrant au futur et à la modernité. La réalité multiculturelle y est plus grande ici qu’à Milan. Anniviers m’inspire»

Robert Caielli, instigateur de ce festival et hôte de Grimentz.

Franchement, le premier qui ose affirmer qu'on s'embête par ici...

* Heures d'ouverture de la Tour et de la chapelle de la colline:
24 juin au 2 septembre, mercredi à dimanche: 14h à 18h30.
2 septembre au 14 octobre, vendredi à dimanche: 14h à 18 h. 
Renseignements: 027 475 49 60.