Un détachement muni d'une échelle, l'accès au dernier étage de la résidence est accidenté, se déploie rapidement. Suivent les véhicules munis de lances incendies et de tout le bataclan [impossible pour une néophyte comme l'immoblog de tout retenir...] servant à faire fonctionner cette lourde artillerie qui nécessitera d'ailleurs un certain temps pour être déployée et mise en fonction.

Nonobstant, la consigne est claire, ou le but à atteindre: 15 minutes pour arriver sur les lieux de l'intervention.

Au milieu de tout cela, une journaliste-photographe emmerdeuse qui tente vainement de comprendre la manoeuvre et pose à tout bout de champ des questions [pour corser l'exercice]. Auxquelles on répond avec le sourire tranquille du vieux routinier. Assurément inébranlable et très efficace, l'équipe.

Pause. Reprise de l'exercice dans un moment.

On peut aussi faire une pause?, quémande la voix de ceux qui sont restés au local du feu à travers la radio.


1h30 plus tard, direction Vissoie. Arrivée sous une tente bondée, mais pas une âme féminine parmi tous ces regards inquisiteurs. Ben oui... que pouvais-je bien faire là, me demandais-je aussi.

- On m'a dit de bien m'occuper de toi, dit Claude le chef de cette meute en rigolant.
- Y a intérêt, parce que sinon c'est moi qui m'occupe de tes pompiers! Bref, plutôt forte en gueule, maisn...

Il s'agissait ici d'inaugurer - et de bénir - 2 VPI, soit 2 véhicules de première intervention: celui de St-Luc/Chandolin, le dernier secteur [comme d'hab] à ne pas en être équipé et d'un tout-terrain dont le chariot-dévidoir peut être utilisé pour l'héliportage [ex. feux de forêt].

Au-delà de toutes les données techniques, ce sont les hommes et les femmes qui les utilisent qui en font la vraie valeur, rappelle le chef du service cantonal, M. Moren. Quant à notre curé [que, bizarrement, je ne croise toujours qu'un verre à la main...], son image de la branche d'arolle qui symbolise la capacité des sapeurs à rester debout en toute circonstance dans la difficulté, ne pouvait trouver meilleur écho suite aux terribles événements de cet hiver.

  • Alarme rouge: sinistre, feu
  • Alarme bleu: inondation et/ou appel à un détachement de renfort
  • Alarme jaune: alarme spécialisée comme les lieux publics hôteliers

Certains cas ne feront appel qu'aux pompiers spécialisés [ex. désincarcération], mais la rouge les appellera tous.

L'anecdote d'Augustin

Augustin Rion [conseiller communal sécurité], Claude Peter [chef des pompiers] et Christophe Salamin [chef du secteur de St-Luc/Chandolin] s'en étaient allés prendre livraison de leur nouveau VPI. Sur le chemin du retour, à la hauteur de Fang, l'alarme rouge se déclencha soudain: un incendie à St-Luc. Plein gaz et toute sirène hurlante, Augustin et Christophe avaient justement l'occasion de voir ce que leur nouveau joujou avait dans le ventre. C'est ainsi qu'il traversèrent un village de Vissoie ébahi et arrivèrent les premiers sur les lieux, prêts à intervenir.

Depuis ce jour, les langues taquines prétendent que les pompiers sierrois furent plus rapides que ceux d'Anniviers, puisque c'est de cette direction qu'ils avaient vu débouler un véhicule encore inconnu à leurs yeux.

Bon, maintenant, je suis censée écrire un article intelligent pour une publication sérieuse sur la question. (desespoir)

Pour iDevices:

L'exercice des pompiers