Rosa est employée chez nous depuis une éternité. Portugaise d'origine, elle et son mari sont arrivés à Grimentz il y a une génération. Leur premier enfant est né ici et en atteint d'ailleurs l'âge. Il passe sa maturité [bac valaisan] cette année et se dirigera ensuite du côté de Zurich pour poursuivre ses études. Un garçon très doux et intelligent. Comme sa petite soeur, d'ailleurs. Son mari travaille dans la construction au village. Sa serviabilité est connue loin à la ronde. Rosa est l'une de nos dames de nettoyage de confiance. Engagée et volontaire, elle se sent aujourd'hui traquée, sur la sellette. Qu'adviendra-t-il d'elle et de sa famille si l'initiative passait, que d'ici une année ou deux les conditions de vie dans la vallée se durcissent? Elle n'a pas l'intention de rentrer au Portugal où les conditions de vie sont aujourd'hui insécures et terribles. Ni celle de s'inscrire sur quelque programme d'aide suisse, bien que son permis l'y autorise. Etc.

Alors elle attend. C'est cette crainte qui l'a poussée à accéder à ma demande de vous en parler brièvement malgré ses réticences, d'où le sourire figé sur la photo. ;-)

Engoncé dans ses veste à carreaux, le langage toujours larmoyant, le coeur de Franz Weber reste impénétrable à cette réalité-là.

A Canal9 au début du mois a eu lieu un débat qui plaçait face à face Philippe Bender, ethno-politologue au regard acéré mais réaliste, François Dayer, ancien rédacteur en chef du Nouvelliste à la vision très critique sur notre économie touristique, et Simon Epiney, notre président de commune qui explique avec brio les incidences d'un oui à l'initiative et les démarches entreprises chez nous.

Un débat très très très constructif qui fait clairement le tour des questions qui jalonnent les inquiétudes de la population et que je vous recommande vivement en songeant tant au promoteur véreux dont on abuse toujours de l'image-cliché - la pointe de l'iceberg - qu'à notre fidèle Rosa!

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Les 2 discussions sur le moratoire hôtelier et l'initiative sont très intéressantes. Notre président explique en tout cas tout dans celui sur l'initiative.

Amis d'Anniviers, faites-vous cette opinion "de l'intérieur" au lieu de nous critiquer sur la base de on-dit avant de voter! Notre réalité n'est pas forcément celle que vous croyez et merci à Simon Epiney de l'avoir si bien exposé.

Il est l'heure d'aller ouvrir l'agence, je vous laisse...