La première eu lieu de façon surprenante un soir de la semaine dernière en remontant de la plaine. Très occupée à lorgner le coucher de soleil au fond de la vallée, j'étais à peine concentrée sur la route. Il n'y avait de toute manière qu'à suivre les 2 voitures rattrapées en chemin.

Soudain, à la sortie du tunnel des Pontis, l'attention de chacun des conducteurs [sans aucun doute] fut attirée par un mouvement insolite de l'autre côté du viaduc dont la courbe nous en dévoile la jointure, pile dans l'axe. D'un mouvement sec, je me rabattais immédiatement sur la petite place qui venait à moi sur la droite [enfin... moi, pas elle]. Mon brusque revirement sans avertissement a peut-être surpris le véhicule que me suivait, je m'en excuse auprès de son chauffeur. J'avais justement mon réflexe avec moi, ce fut donc un réflexe.

La présence du chamois en ces lieux n'avait en soi rien de surprenant, l'endroit est "couru". Mais, là, juste à côté de la route... Quelques brindilles à grappiller? Du sel à déguster? Il avançait tranquillement, laissant filer sans leur porter un regard les véhicules qui m'accompagnaient.

Avant de s'engager sur la chaussée, l'animal daigna un regard à droite - mais bizarrement pas à gauche - puis traversa, quand même au plus grand mépris des automobilistes puisque la file suivante qui débouchait du tunnel fut contrainte de ralentir pour le laisser finir de traverser et s'engager sur un promontoire de la pente aval, et enfin, à son rythme, disparaître en direction des abîmes rocheuses de notre vallée.

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Histoires de bêtes - le chamois

Notre seconde rencontre débute sur un message de fin de soirée, m'enjoignant à aller fureter au coeur du vieux village. Initiative de charme!

Ces bêtes-là ne fuient à l'approche de personne. Elles s'apprivoisent telles un animal de compagnie. Mieux... elles se pavanent crânement sous l'oeil de l'objectif.

Cyril vient en vacances à Grimentz depuis de nombreuses années. Il ne skie pas, marche et sculpte.

Sculpte?

Oui, la neige. Il aménage chaque année la place sise sous celle du chaudron, devant le grand grenier aux 16 portes. Il taille des marches, ce qui rend bien service aux personnes âgées des environs, monte un igloo et le décore au gré de son imagination.

Pour iDevices:

Histoires de bêtes - l'igloo

Il a l'air de rien, cet igloo, tant les bestioles qui en gardent l'entrée, telles des sphinx, impressionnent par leur grâce et leur étrange beauté. Or, une fois le sas franchi, il est surprenant de reprendre pied dans un espace bien plus vaste qu'imaginé, mais surtout bien plus élevé: une Nicole qui peut même lever le bras et poser sa main bien à plat sur la voûte de l’édifice. Faites mes calculs ;-)

Coucher de soleil anniviard: