Avec la neige qui tombe bien ces jours-ci réapparaît la vie au village.

C'est contraire à la nature, mais nous sortons désormais de l'automninasation. Bref, on fait tout le contraire des marmottes, ça s'ébroue, ça s'agite, ça refait surface.

Si nous sommes heureux de voir la neige pointer son nez depuis 10 jours, c'est parce que cela faisait bien longtemps que nous ne l'avions plus vue en si grande quantité. Mais pas pour son retard éventuel, non. Elle arrive même un peu en avance. Voilà peut-être un thème qu'on vous rabâche chaque année, mais, chaque année, d'aucun aurait tendance à l'oublier. Neige en novembre, Noël au balcon. Et si vous remontez vos souvenirs, vous vous rappeler qu'elle arrive en décembre, assez juste pour Noël, à partir du 17-18 décembre. Autrement dit et sauf années exceptionnelles, ce qui tombe en novembre ne sert pas de couche de fond au paysage.

Pour rappel et pour faire un point de début de saison, retrouvez les données des précipitations au village et à Bendolla jusqu'à cette année en annexe. Merci à Paulon et Jacky pour ces inlassables relevés.

Si vous vous pédalez dans les bouchons à l'heure de partir au boulot, nous on rame dans la neige. Chacun son truc.

Avec l'arrivée de l'hiver, celle des touristes. Cette tranche de visiteurs, vous sans doute, constitue plus du 2/3 des séjours dans notre belle vallée. Il en va ainsi depuis les années 70-80, les joies de la neige vous motivent et vous permettent, argument non négligeable, de sortir la tête du brouillard. En cela, on ne peut vous donner tort...

Et avec l'arrivée des touristes, celles de réouvertures de commerces, dont les hôtels et restaurants. Le faible pourcentage d'occupation de nos stations sur l'année [4 mois de saison touristique en hiver et à peu près la moitié en été] nous incite à pédaler durant ces périodes pour combler celles de creux. De plus, la capacité en infrastructure doit être suffisamment développée pour absorber les besoins durant ces pics et sans cesse entretenue. Du coup, voilà, entre le marteau et l'enclume, certains établissements peinent à survivre, d'autant que les métiers du soir retiennent nombre de jeunes, plus prêts à accepter des conditions professionnelles aussi ardues. Les établissements vieillissent, se vendent ou ferment et lorsqu'un institut décide de vous sonder, vous vous retrouver alors en queue de classement.

Ce fut le cas à travers une étude du Crédit Suisse la semaine dernière qui a vu Crans-Montana puis nous, Anniviers, en bons derniers à propos de la santé économique du tourisme suisse, plus spécifiquement par son hôtellerie.


Écoutez à ce propos l'édifiante interview du responsable marketing de Crans-Montana Tourisme! Il est clair qu'après cela vous aurez, bien sûr, compris l'entier de nos problématiques. :twisted: