Après un accident d'avion et une avalanche dans les environs de Nava, l'incendie d'un chalet à St-Luc la semaine dernière, voilà maintenant qu'un incendie ravage les flancs de la montagne!

C'est curieux de devoir courir éteindre un incendie à 2'500 mètres d'altitude à fin novembre, vous ne trouvez pas? La nature n'avait pourtant pas besoin de cela pour être calcinée. Le paysage a viré au ocre profond, un ocre plus habituel dans des contrées du sud de fin d'été, pas dans les Alpes en novembre.

Il n'a en tout cas plus ni neigé depuis...? Je crois qu'il fera encore beau ces prochains jours, mais plus personne ne prête véritablement attention aux prévisions météo. Elles sont d'une banalité affligeante!

Comment un incendie a-t-il pu être déclenché ainsi au-dessus de l'alpage de Nava?

Un promeneur qui jette distraitement son mégot de cigarette et un embrasement aussi soudain qu'immédiat peut être une éventualité plausible. Tout est tellement sec qu'il suffit de si peu. S'il s'agit bien de cela, ce type de négligence est désolant, les conséquences graves, les coûts importants, l'impact environnemental durable qui découlent d'un geste mécanique et distrait. Ce fut ce qui se produisit au début des années 2000, en 2003 je crois, sur la rive d'en face, entre Loèche-Ville et Albinen, un mégot jeté d'une voiture qui circulait juste en-dessous des grandes oreilles de Brenjtong. Les conséquences furent brutales, la cicatrice mettra encore du temps à se refermer.

Les hélicoptères tournent encore pour puiser l'eau à l'usine de Mottec, la nuit tombe.

La vue de profil ne laisse pas présager de l'étendue réelle de la zone calcinée.