Lorsqu'on choisit une tranche de vie par exclusion, c'est parce que l'intérêt pour tout ne fait pas défaut et que la personne a plusieurs cordes à son arc. C'est bien son cas. Médecin d'abord, il s'engage depuis des années dans des pays défavorisés pour des actions humanitaires histoire d'aller voir derrière la montagne, dans des pays, parfois, qui ressemblent en apparence au nôtre, mais dont la misère se fait d'autant plus criante à ses yeux car ces contrées sont en guerre. Une résonance sans doute difficile à nous expliquer face caméra.

Jean-Marc est aussi un homme de culture, passionné d'histoire et de documents photographiques d'archives, homme de théâtre, tant et si bien qu'on en oublie ses propres maux lorsqu'on s'en va le consulter. Ce genre de thérapie coûte sans aucun doute moins cher à la société des assurances...

A la question-piège, vous êtes donc devenu anniviard? il répond très finement maintenant, je me sens assez anniviard en signalant au passage que, au Val d'Anniviers, les rapports sont clairs, y a pas 36'000 détours.

Médecin-philosophe, par-dessus tout.

L'interview en vidéo:


Grâce à Stéphane et Franziska Zufferey et Jean-Marc Caloz, nous avons la chance en Anniviers d'avoir d'excellents praticiens dans 2 cabinets très complémentaires. La situation des médecins de famille dans des régions reculées tient aujourd'hui du sacerdoce. Stéphane serait-il venu s'installer ici si ses origines ne l'avaient rappelé? La médecine généraliste peine à séduire les jeunes générations, les sacrifices sont énormes. Dans 2 ou 3 ans, Jean-Marc quittera sa fonction. Pour l'heure, sa recherche de solution pour assurer l'avenir ne paraît pas évidente.

Comment ce cap pourra-t-il être géré?