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« Bonjour, je suis Anniviarde, ma famille est originaire des Voualans », se présenta-t-elle ce jour-là. « Mon père y a vécu ». Il n’en fallait pas plus pour se mettre en quête car, soudain, un simple nom de lieu sur une carte venait de prendre vie.
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Les propos de la jeune femme tenaient en partie de la boutade. Ils menèrent à la rencontre de l'histoire.

René Zufferey, horloger de son métier, y passait la belle saison d’avril à novembre. Ce fut ainsi jusque dans les années quarante, bien que le souvenir daté manque de précision.

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Leur fils Théodore hérita du lieu. C’est là que naquit René, un beau jour de septembre 1932. Rongée par un cancer du sein, l’accouchée n’avait plus que 3 mois à vivre. Dès que cela fut possible, elle envoya les aînés avec le nouveau-né, placé dans une hotte, sur Vercorin afin de l’y faire baptiser. Le curé, Jean-Baptiste Zufferey, était absent. Ils le trouvèrent enfin aux champs, ils purent ensuite (enfin?) s’en retourner.


René Zufferey nous raconte alors quelques anecdotes de sa vie d'enfant aux Voualans, mais surtout la vie qu'on y mena en communauté jusqu'à la fin de la deuxième guerre. La suite de l'histoire dans vos boîtes aux lettres ces jours-ci avec la parution de janvier 2012 des 4 Saisons d'Anniviers.

A la fin des années 50, un groupe paroissial st-gallois s'installa sur les lieux 2 étés durant. Monsieur Zwicki avait 18 ans lors de son séjour dans le Val d'Anniviers. Il est aujourd'hui un retraité actif. Voici ce qu'il raconte de cette époque-là:

extrait 1

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Monsieur Zwicki est heureux de constater que le hameau est "en bonnes mains et non pas un objet de spéculation". Peu auparavant lors du dernier pèlerinage du groupe de l'époque, ils avaient fait la connaissance de Stéphane Albasini qui venait d'entreprendre la restauration des bâtisses.

C'est d'ailleurs Stéphane qui nous offre cette série de clichés "Les 4 Saisons des Voualans", si on ose le parallèle:

Mais, continuons la balade. Voici une situation topographique des Voualans sur une carte de 1946 [cliquez pour agrandir]:

et mettez-la en parallèle avec celle d'aujourd'hui ici ou une carte topographique en votre possession.


Agrandir le plan

Si l'hiver n'est pas votre saison préférée pour les promenades en forêt, voilà un but tout trouvé dès la belle saison venue. De Pinsec, de Vercorin ou des fonds plusieurs chemins vous y emmènent en une quarantaine de minutes à 1h30 de marche.

A la vue des ces bâtisses, abandonnées le long du chemin ou retapées au bord de la clairière, fermez les yeux et souvenez-vous de ces temps anciens. MIeux: laissez-y courir vos propres personnages à travers bois, s'activer entre les granges à foin et les remises, faites-les entrer au coeur des foyers dont le toit est aujourd'hui parfois éventré. Chacun rangé dans son histoire.