La branche de l'hôtellerie est un monde en soi qui se bat pour obtenir des compensations afin de lutter efficacement contre la crise et donner le tour, lit-on régulièrement cette année. Baisse de la TVA, allègements fiscaux, subventions, voici ce qui est réclamé par le milieu. Et non l'imposition d'une décision qui, si elle ne change peut-être rien pour la plupart d'entre eux, leur pèse comme une "punition". On serait certes malvenu d'émettre une quelconque opinion lorsqu'on ne connaît pas l'ensemble de la problématique de la branche.

Face à un décret confédéral, une épée de Damoclès, qui touche l'hébergement touristique [v. le Diktat de Berne dans l'article en annexe], notre commune - apparemment une fois encore parmi les pionnières en matière de réaction et/ou de décision - réagit et instaure.

A défaut de voir sa décision accueillie favorablement par les entités du milieu concerné, par les hôteliers de la vallée, cela nous fait... bonne presse.

Il a en effet été décrété que nos stations sont désormais considérées comme zones réservées et que, par conséquent, les hôtels qui les constituent ne peuvent être exploités à d'autres fins, ni transformés pendant 2 ans, le temps aussi d'une réflexion stratégique.

Le déséquilibre actuel des nuitées qui tend à une maigre 15% pour notre destination n'est bon pour personne [si au moins c'était purement quantitatif parce que toutes les résidences secondaires - r2 - étaient louées à des tiers :roll: ]. Et, comme on le lit dans cet article, en tout pas plus favorable pour les r2, à qui on reproche l'impact territorial - le mitage du territoire -  ou le développement conséquent des infrastructures nécessaires, et qui auront peut-être à subir un jour les contraintes de cette situation si peu harmonieuse d'une façon ou d'une autre [aucune nouvelle r2 ne sera autorisée à la construction], ce à quoi s'oppose fermement notre président de commune, Simon Epiney. On pourrait supposer que d'autres contraintes liées à une occupation minimale de ces r2 puissent être instaurées afin de favoriser l'occupation et ainsi "réchauffer" nos lits...?

Bon, la discussion va encore longuement se poursuivre avec des études en cours et à venir. On se réjouit de suivre tout cela du coin de l'oeil.

Toujours est-il que l'hôtel Alpina, c'est un secret pour personne, ne s'est en dernière minute pas vendu aux enchères cet été. Simon Epiney s'en réjouit car il ne peut ainsi plus être transformé en aparthôtel ou autre ces prochaines années.

Mais qu'en sera-t-il de son utilisation effective, soit son ouverture d'exploitation complète tant espérée, pour la saison prochaine? Cette question-là est sur toutes les lèvres.

Assez cogité pour ce soir.