La Vallée du Trient est située sous le barrage d'Emosson comme celle d'Anniviers [rive gauche] sous celui de Moiry. Un barrage dont l'eau coule au fond du val est une manne financière, à côté de l'énergie qu'elle produit, lorsqu'on parle droit d'eau et concessions hydrauliques.

Les Valaisans barons de leurs eaux? émettait notre ancien Conseiller fédéral Pascal Couchepin au début des années 2000.

A Finhaut dans le Val de Trient, et pour les 5 autres communes bénéficiaires, la question est d'actualité avec les premiers paiements par les CFF qui exploitent une ligne électrique dans la vallée [électricité = eau, donc pépettes]. Cette commune vit depuis des mois une actualité politique et villageoise de ce fait fort mouvementée car elle peine à s'entendre sur l'utilisation à bon escient des fonds qui lui reviendront dans les années à venir, dont la proposition d'achat de complexes hôteliers dans la commune voisine Chamonix qui ne fait de loin pas l'unanimité.

En Anniviers, il a aussi beaucoup été question de retours de concessions pour les anciennes 6 communes de notre vallée à l'époque où nous débattions de notre fusion. L'immoblog retrouve les notes d'une séance de campagne de parti datant de 2008 et essaie de tirer tout cela au clair, mais n'en retire que des informations éparses. Le sujet lui a d'ailleurs toujours semblé touffu car abstrait. Pourquoi dès lors ne pas poser quelques éléments et les questions qui vont de pair sur billet afin d'amorcer la réflexion? Car nous n'en sommes, semble-t-il, qu'au prologue du débat cantonal.

  • un chiffre, 150 millions. De retour de concessions en francs.... suisses, pas belges, bien sûr... pour nous petits anniviards
  • une échéance, 2039, date à laquelle... toutes les concessions sont de retour en Valais! [échelonnées par accords des communes. Dans mon souvenir, Chandolin serait une des premières d'ici 5 à 10 ans à devoir renégocier ce retour dans notre vallée]
  • quel contexte politico-économique en 2039? Ces questions de retour entretiendront-elles un clivage entre gens des villes et gens de la montagne?
  • il est aussi question de prolongation de partenariat avec les sociétés d'exploitations des eaux, mais aussi d'amortissement impossible, beaucoup de choses à éclaircir dans les faits, honnêtement.
  • etcétéra, etcétéra.

Une chose de certaine [enfin, j'espère], dans l'exploitation aquatique de nos montagnes, il existe

  • une partie mouillée, l'eau, propriété des communes qui la reçoivent
  • une partie sèche, qui exploite cette eau, les conduites, les usines, les bassins,... propriété de l'exploitant

Voilà quoi... une tonne d'inconnues et de questions dans ce domaine. Même en écoutant bien aux séances et assemblées ces dernières années, je l'avoue humblement, je suis bien loin d'avoir... tout capté. Alors résumons avec simplicité nos questions après avoir visionné le reportage-vidéo en tête de billet des nouvelles de hier soir:

Quelle est la situation anniviarde face au retour des concessions, ses échéances?

Pourquoi diable notre président de commune, Simon Epiney, qui participe à la commission cantonale qui planche sur le projet de loi sur cette question est-il d'avis de ne pas octroyer aux communes concernées leur part de retour de concession sur les droits d'eau?

Que celui qui a tout compris nous explique. Dans le cas contraire, l'immoblog espère avoir éclairci l'un ou l'autre de ces points d'ici à 2039...


Question subsidiaire

A quelle période ou date situez-vous la mise en boîte de l'interview de notre président sur la couronne de notre barrage?

Pssst... vous avez assez de sources d'information sur ces pages pour cela...

;-)

Lien tout simple au reportage