Avez-vous, peut-être, du côté d'Ayer, des pressions qui poussent à placer le plus possible leur village sur votre vitrine? demande en substance Denis par voie de mail.
T'arriverais pas à parler de toute la vallée? s'avance Pierre de vive-voix?
Mais je ne cache pas que l’espace d’un instant je me suis dit : « Elle pourrait de temps en temps changer d’angle. », conclut Denis.

Foin de toute rebuffade grimentzarde, ces messieurs ont tout juste et ils font à l'immoblog un grand honneur en lui faisant pareil reproche. Concrètement, élargir l'angle de vue me permettrait à moi aussi, Nicole, d'élargir ma propre vision, de rencontrer d'autres gens, d'en apprendre plus, mais la lorgnette de l'immoblog est conditionnée par les maigres 24 heures d'une journée et ses pérégrinations sont limitées car l'essentiel est tout de même occupé à assurer son existence. A ce stade, impossible d'en faire plus sans abandonner une activité professionnelle prioritaire et, sans vie active, que resterait-il de l'immoblog? Quelle solution à cela? Et quid de sa vie privée qui est passée en 4ème plan?

Il y a d'autres blogs tenus par des gens de la vallée, ils sont en partie listés dans le menu de gauche [ai-je eu connaissance de tous?]. Souhaitez-vous encore plus entendre parler des gens et des faits d'ici? Que se passe-t-il à Ayer ou à Chandolin? Qui sont ceux qui vivent à Pinsec? Si vous comptez sur l'immoblog pour en savoir plus, il faudra tout bonnement attendre sa retraite [moins d'1/4 de siècle, ça vous va?]. Et encore, il faut à mon avis faire partie d'une communauté pour la transmettre. Du coup, un corbeau à Ayer, un chandolinard sur les hauts, une poule ferrée sur Pinsec, c'est quand même mieux, non?



Bon. Si on revient à notre histoire de point de vue, le voici donc qui change quand même grâce à Roland qui, nostalgique depuis la plaine écrit : Tu nous fait profiter de belles  prises de vue. A mon tour de te  faire profiter d'une vue depuis la plaine et m'autorise à peuplier 3 magnifiques clichés dont le dernier en date est tout frais:

Hier sur le chemin de retour dans ma vallée [les départs pour la plaine me deviennent de plus en plus rebutants, c'est horrible! ;-) ], la pluie et le brouillard étaient opaques et offraient une visibilité passablement réduite à la nuit tombante. C'est pourquoi une entrée dans le village de Vissoie plongé de la pénombre fut assez surprenante, surréaliste, unique. La seule lueur qui y régnait émanait des bougies de tables du Café des Alpes. Et pas du carnotset. Alors quand tout revint d'un seul coup, la magie du moment s'envola. La fée électricité...

Making of. Ce billet est écrit, en cette fin de magnifique dimanche, offline, sur un post it virtuel - et non sur ma plateforme de blog habituelle - en attendant qu'internet revienne. Aaaah la fée internet se fait attendre, elle, elle est plus féroce que sa consoeur... Allumer une bougie lorsque la lumière s'en va, c'est une chose, mais que fait-on désormais sans internet?

Auparavant, un orage dont le premier coup de tonnerre a bien failli faire voler les vitres de nos maisons en éclat, répercuté par les faces abruptes de nos montagnes, nous a plongé dans un beau chaos l'espace de quelques minutes. S'en suivirent 2 coupures de courant dont la première a bien failli atteindre la vingtaine de minutes, mais surtout... des sirènes de véhicules retentissant à travers la vallée. Pourvu qu'il ne soit rien arrivé à personne, songe-t-on en se plongeant dans le dernier et impressionnant cliché de Roland qui date, à n'en pas douter, de l'instant où j'entrais dans Vissoie, hier soir. Ou... plus exactement... l'instant d'avant.

Merci Roland!

Nicole de l'immoblog, billet écrit le dimanche 10 juillet peu avant 19 heures et publié à l'avènement d'internet et après avoir fini la bouteille qui a bien occupé le temps passé à attendre cette renaissance, histoire de pas perdre le nord. 8-)

Try a guess:

C'est quoi ces majestueuses montagnes qui se prélassent devant l'objectif des 2 premières photos et que l'on devine à peine sur la dernière?