On le croyait vide, on le croyait mort. Les activités économiques du centre de notre village se sont, à travers les années, étiolées, déplacées en périphérie. Il ne restait plus que les commerces de Josette - L'Herbière - et celui de Jacqueline - Lo Pochinöng - dans la ruelle centrale de notre village. A la fermeture d'Abracadabois, les rumeurs les plus folles ont circulé, inutiles.

Un beau matin, le chantier des lieux était sens dessus-dessous, du papier opaque fixé aux fenêtres. Jusqu'au jour où Madeleine, grimentzarde d'origine et vissoyarde par mariage, réapparut pour faire de ce local familial un commerce qui revit aujourd'hui. Son enseigne en dira long à tous ceux qui connaissent la région depuis toujours:

La De Tott. Sacrés vieux souvenirs, non?

"La De Tott" en patois veut dire quelque chose comme "un peu de tout", ce qui correspond assez bien aux activités de Madeleine, puisqu'elle proposera divers articles souvenirs et cadeaux. Le reste, nous le découvrirons dès demain dans la ruelle du vieux village de Grimentz.

Quant à Etienne et après avoir travaillé comme un fou à la construction de l'édifice, il nous recevra désormais dans sa buvette des mayens du côté des Ziettes [vue d'en face].

Christian Dayer l'a rencontré:

Au plus court, la balade jusque là est un bon entre-deux, une petite heure de marche depuis le centre du village, à peine escarpée et pour une personne peu entraînée. Il est donc grand temps de sortir prendre l'air dans notre vallée et d'y fouiller ses moindres recoins car il y a tant de choses à découvrir!

D'ailleurs, ailleurs en Anniviers, c'est à Vissoie que s'inaugure, demain aussi, l'exposition de peinture de Roger Theytaz. Une escale culturelle à ne manquer sous aucun prétexte puisqu'une seconde station, à la montée du Château de ce même village, s'effectuera dès la semaine prochaine.

La suite des aventures culturelles d'Anniviers se poursuit sous très peu.


Pendant que j'y repense... c'est en montant au mayen de Lucien, le papa de Madeleine, qu'on saluait le Père Paul dont le mayen est aujourd'hui occupé par Etienne. On y a même célébré des messes [tu vois, cher Parrain, tout n'est pas perdu pour mon âme! ;-) ]. Le Père nous retournait son salut en passant devant la maison familiale lorsqu'il descendait au village, puisque nous, alors, étions sur son chemin. Ces souvenirs sont ceux d'une autre époque...