Une balade improvisée dans un coin tout à fait improbable et voilà qu'un bruit persistant et suspect attire soudain mon attention.

Quel ne fut pas mon étonnement de découvrir, à 2 pas d'où mes pieds avec touché le sol, un petit volatile se débattre avec l'énergie du désespoir. Ses sursauts frénétiques n'empêchèrent pas la main de l'humain de l'empoigner fermement. Mais avec la plus grande douceur. Pris au piège et tremblant, sa soudaine inertie laissait enfin percevoir la cause d'une telle agitation.

L'oiseau semblait capturé, un filin noué à une herbette de campagne s'était complètement enroulé autour de sa pa-patte, du coude aux 3 griffons qui s'en dégageaient, formant ainsi une protubérance assez volumineuse à l'image d'un plâtre [sur un emplâtre]. Une sacré salade qui faisait peine à voir!

En prenant soin de couper l'herbette plutôt que de tirer l'oiseau d'un coup sec au risque de lui arracher son membre entortillé [on sait jamais, y aurait des distraits qui n'y songeraient même pas], il était évident qu'il fallait là l'aide d'au minimum un autre bipède. Ce qui, dans des environs assez familiers, fut vite avisé.

Deux infirmiers et des moyens complémentaires affutés pour une si "banale" intervention furent réquisitionnés. L'opération de désenchevêtrement dura une éternité. Puis, enfin, la petite bergeronnette pu, moyennant de larguer sa peur au moment du décollage, reprendre son envol et se remettre de ses émotions.

Si toutes pouvaient avoir cette chance qu'offre parfois le hasard...


Le prochain billet soulèvera des sujets d'une actualité marquante pour évoquer l'assemblée primaire d'Anniviers de hier soir.