Un matin, tôt cette semaine, le hasard a ancré ce père et son enfant sur la pellicule de l'appareil-photos occupé à suivre la lumière qui se faufilait parmi les toits pour baigner les pavés de la ruelle. [entre deux cuillerées de céréales]

Oui, des enfants du village vont à l'école. Les tout petits, ceux de l'enfantine. Dès la primaire, ils rallient le centre scolaire de Vissoie.

Avant le centre scolaire, les enfants du village ne bénéficiaient que d'une maigre structure, de celle qui mélangeait plusieurs niveaux dans une seule classe. Ce qui était le cas pour tous les villages de la vallée.

Grimentz bénéficie de toute une série de documents-photos qui sont à visionner ici. Mais attention! Veuillez ne cliquer sur ce lien que si vous disposer de temps!! Ces visages d'enfants happeront vos souvenirs des temps anciens au point d'oublier l'instant présent. Vous êtes prévenu/e/s.

Ces dernière ont été partagées par Yves Vouardoux pour notre village sur Notrehistoire, mais il y a aussi celles de Michel Savioz pour Vissoie, d'Henriette Gillioz-Salamin pour St-Luc et même ma copine de classe Muriel qui a posté celle de notre volée... (yessss) On ne résiste pas au plaisir de terminer de façon très nostalgique ce billet:

;-(

Loin de l'immoblog toute mélancolie, c'est certainement pas sa cup of tea! Mais sait-on pourquoi ce genre de souvenirs vous fileraient presque la larme à l’œil??? Comme par hasard aujourd'hui, un camarade de classe que je n'avais sans doute plus revu depuis cette époque a soudain fait son apparition. J'ai immédiatement su le remettre, alors que d'autres visages s'ancrent si difficilement dans nos mémoires fatiguées par le temps et les vicissitudes de la vie.

Enfin... pour les vicissitudes c'était une façon de parler puisqu'il s'agit ici d'une Xpression littéraire qui sonne bien, les vicitudes serait sans doute plus adéquat.

Toujours est-il que nos années d'enfantine ne se sont pas déroulées au village à l'image d'un enfant d'aujourd'hui. Le centre scolaire venait d'être construit et nos parents nous y envoyaient tous. Plus tard, mais je ne vivais alors plus au village et ne l'appris avec surprise qu'une fois réinstallée dans le coin, on réinvestit la salle sous la cure à ces fins. Cette salle nous avait servi à nous comme lieu de récréation quand on y projetait des films le samedi après-midi [je ne me rappelle plus dans quel contexte] et pour les répétitions de chant avec Monique pour préparer une messe de fête [mais quelle fête? Monique, tu t'en rappelles peut-être?].

Quant à l'ancienne école, cette bâtisse existe toujours à l'entrée du village. Elle a été transformée en chalet de groupes.

C'est fou tout ce qui remonte à la surface, tout à coup. Et dire qu'il y a une petite heure, votre immoblog pensait ne rien avoir à partager avec vous ce soir alors qu'il y avait ces 3 morceaux de vie - les photos de Notrehistoire, la rencontre de ce camarade de classe mais surtout cette illustration que je comptais vous poster sans même un commentaire, juste pour la quiétude de l'image. Puis, tout s'est entrecroisé alors que le 3ème paragraphe était déjà bouclé. Mes doigts prirent d'un coup vie, le reste n'eut qu'à suivre.