Le tabasco nous a tué.

L'horizontalité de la mort contraste avec la verticalité du "blue skyline".

Les caveaux s'élèvent de terre, ici, non comme sanctuaire familial propice au recueillement comme cela se pratique sur l'Ancien Continent, mais parce qu'on n'enterre pas ses morts. Lorsqu'une personne décède, le caveau est descellé par le haut du fronton. On y glisse le corps à l'intérieur sans cercueil par-dessus celui de ses ancêtres. La nature fait ensuite son travail, tassant un peu tout ça et générant, pour autant que le temps le permette, la place nécessaire pour le suivant.

La ville est construite sur des marécages. Les maisons se montent sur pilotis car elle est située aujourd'hui en-dessous du niveau d'un fleuve mythique au nom infiniment évocateur de Mississippi... lequel prend sa source bien bien bien au nord dans le Minnesota. Un ouragan l'a d'ailleurs dévastée il y a 5 ans.

Sans sous-sol, donc, la vie s'organise. Dans les grands buildings du quartier des affaires, les étages 1 à 3 sont occupés par des parkings, tandis que les parkings publics du centre-ville fonctionnent dans des espaces très confinés dans lesquels on empile les voitures dans des monte-charges le temps d'une balade ou d'une journée de travail.

Dans le fond [...], il n'y a d'underground que l'intense scène musicale de la cité.

Et ça... c'est pô triste! :ok: