Tout d'abord, je m'étonnais de n'avoir jamais remarqué pareil spectacle ni de n'en avoir jamais entendu parlé, bien que le choix de cette façade, par le froid de canard [je pèse mes mots] qu'il faisait si soudain, me paraissait logique. Lovés entre les poutres noires du mélèze au soleil du matin, l'endroit était tout trouvé.

Était-ce vraiment possible de n'avoir jamais rien observé de tel auparavant ou était-ce un monstre coup de bol? Celui d'être là au bon moment?

Une observation active ne présentait que 2 ou 3 possibilités de nichées potentielles sur un raccard relativement propre, voir très propre, pour une utilisation aussi intensive. De plus, renseignement pris ce matin auprès des occupants actuels de l'édifice, aucune colonie n'y semblait répertoriée.

Donc... monstre coup de bol.

Septembre approchant [soit hier] et le froid aidant, les hirondelles en avaient tout simplement fait leur lieu de rendez-vous avant de s'embarquer pour un long et périlleux voyage.

Nous en voulons pour preuve - ou, à défaut, une température plus clémente - la même façade, nette de tout volatile visible à l'œil nu depuis la route en contrebas 24 heures plus tard. Sans l'avoir vu de mes propres yeux, jamais je ne l'aurais cru.

Cet épisode m'en rappelle un autre. Là aussi, c'était pile le bon moment.

A l'autre bout du monde, aux confins de la terre andine, aux portes de la Patagonie, là où les vaches s'en reviennent par la plage [et non par l'alpage], il existe un tout petit chapelet d'îles sur lesquelles se retrouvent les pingouins Humboldt en migration.

Il y a ceux qui viennent du nord, du lointain désert de l'Atacama. Ils arborent 2 colliers noirs autour de cou. Puis il y a ceux du sud, de l'Antarctique. Ceux-là, la nature les a gratifiés d'un seul collier.

Ils logent tous à la même enseigne [au propre], sur les rocs même pas abrités de ce paysage battu par le ressac de l'océan, dans l'impossibilité totale de s'échapper en nageant car leur pelage mue. Ils ont alors les réserves nécessaires pour affronter cette période de sédentarisation forcée et, mes souvenirs mes chapes [pardon... m'échappent], sans doute en profitent-ils pour procréer d'une manière ou d'une autre? Mais jamais ensemble! Humboldt du nord et Humboldt du sud, pingouin à deux colliers ou pingouin à un collier, chacun dans son coin. coin.

Euh... une migration ne ferait pas de mal à votre immoblog, tiens... (dizzy)