C'est ainsi que ce jour-là, nous révèle Jean Bonnard journaliste au Nouvelliste en Valais et disciple de Saint-Hubert dans la vallée, notre joyeux Best se rendit compte que l'essence de miel qu'il croyait nous vendre n'était dans les fait pas celle qu'il pensait avoir produite. Notez qu'il n'y a pas là de quoi lui reprocher tromperie sur la marchandise. Ni même publicité mensongère...

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A ce stade de l'histoire, on vous renvoie illlico à la petite annexe ci-dessous relatée par Jean, que sa plume ait le mérite d'être lue de vos propres yeux car vous ne croiriez pas l'immoblog s'il s'amusait à vous narrer la chose.

Fin de lecture de l'annexe, retour au billet.

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Sûr que le miel de Best va cartonner, cet été!

Plus sain, vous n'aurez pas manqué de vous remettre de vos émotions avec les petites herbettes de Sylvie Peter du côté de Zinal, n'est-ce pas?

Dans son écrit, Jean Bonnard faisait allusion à un précédent texte de son collègue Charly Arbellay pour le même canard. L'immoblog n'a pas hésité à partir en piste pour vous le retrouver, afin de fumer la moquette jusqu'à la corde. Charly précise qu'il a volontairement anonymisé certains lieux et détails pour faire plus "passe-partout":


Dénoncés par des abeilles

Un apiculteur valaisan, fier de sa belle récolte de miel, a décidé de le commercialiser. Précautionneux, notre homme a d’abord envoyé un échantillon de son produit à un laboratoire alimentaire. «On ne sait jamais ! Il pourrait y avoir des pesticides !»

Verdict du chimiste: «Votre miel est excellent ! Vos butineuses ont rapporté du nectar de tilleul, de sainfoin, de trèfle, de luzerne, de rhododendron et… de cannabis».

Stupéfaction !

«Du cannabis dans mon miel ? Est-ce impossible ? »

Il n’en dormit pas la nuit !

Au petit matin, il voulut en avoir le cœur net. Il se rendit alors au poste de police, document d’analyse en mains. «Qu’en pensez-vous monsieur l’agent ?» Le gendarme fronça les sourcils. Il sortit son manuel d’enquêteur. «Considérant qu’une abeille vole deux à trois kilomètres en direction du soleil levant, il suffit de prendre une carte topographique, de fixer la pointe du compas sur le rucher et de tracer un cercle autour. La plantation de cannabis doit certainement se trouver entre votre rucher et les rhododendrons qui est la fleur la plus éloignée de votre colonie».

Deux jours plus tard, notre agent appelle l’apiculteur. «L’affaire est réglée ! La plantation de cannabis est découverte dans une clairière forestière et… les jeunes cultivateurs appréhendés».

Des abeilles au service de la brigade des stups ? C’est à peine croyable ! A quand la taupe chercheuse de mines antipersonnel !

Charly-G. Arbellay

Note : le mot «Antipersonnel» est invariable


Ainsi s'achève la belle histoire du miel au chanvre de Grimentz, passablement idéalisée car on est pas certain que notre héros du jour ait vraiment perdu le sommeil pour la bonne cause, bref, un conte d'été pour l'heure de la sieste. Il ne fait nul doute que même Bernard Rappaz - célèbre chanvrier valaisan actuellement en grève de la fin au fond d'une cellule de prison - n'aura raté l'épisode sous aucun prétexte!

Ah ben tiens... on pourrait lui envoyer un pot de miel pour l'occasion! :lamp: