La semaine dernière en vous relatant l'assemblée primaire d'Anniviers, l'immoblog évoquait par la même occasion les travaux de la route d'Anniviers avec l'anecdote du poids des piliers et la fonction réelle des filets en voie d'installation qui reportaient sur la tête des chamois des Pontis les dangers encourus par les utilisateurs réguliers du tronçon.

Xavier Filliez dans son article [aussi pdf en annexe] décrit de manière réaliste et fort bien illustrée la situation qui prévaut en Valais. Mais sans dramatisation non plus. Là où d'autres croisent la mort sous les balles, sur les passages piétons, sur les autoroutes, en mer, etc. Nous, blanche ou grise, la mort nous guette plus qu'ailleurs le long de nos montagnes ou ravins. Plus ou moins haut sur leurs flancs, quelques que soit notre activité. Qu'on soit guides et sportifs ou pas.

Certains faits marquent d'ailleurs les annales de notre canton.

On vous avait déjà mentionné que l'essentiel du budget de notre commune part dans la sécurisation et la réfection de nos sols. On vous avait mentionné la fermeture de notre route pour travaux et sa prolongation jusqu'en fin de semaine [25 juin]. On vous livrait pêle-mêle certains détails de l'affaire.

Chacun d'entre-nous observe par ailleurs avec étonnement et curiosité l'avancée de ces travaux lorsque la route d'accès est ouverte: les énormes piliers plantés à l'horizontal dans la roche, les amas de rochers qui bordent la chaussée, les trous qui la perforent, la forêt ratiboisée sur ses flancs, les machines à nacelles qui l'ornent au repos, les filins d'acier qui la surplombent avec leurs crochets, les feux qui retardent notre progression et nous offre d'admirer ce spectacle et d'imaginer la difficulté des opérations.

C'est sans doute la raison pour laquelle Le nouvelliste titre son journal du jour Sécurité à tout prix sur une Une qui en jette, illustrée de spécialistes en action en pleine façade.

Ceux qui n'avaient pas très bien saisi la portée et la complexité des travaux que notre voie d'accès nécessite en seront pour leur frais [nos amis des Plats Pays, peut-être...?]. Charly Arbellay nous détaille les différents points d'achoppement.

2 millions de francs pour balancer des cailloux sur le crâne des chamois? Que nenni! Lisez l'article du Nouvelliste en annexe.

NB. On adore:


Cette même lecture vous aura appris, et ceci tous les anniviards le redoute déjà, que la suite des travaux s'effectuera l'année prochaine. Hè... on allait pas s'arrêter en si bon chemin, quand même!? De nouveaux tronçons à améliorer, élargir le viaduc des Pontis.

Et si on en profitait pour se construire un petit skywalk???

Dites OUI OUI OUI en commentaires!