Chez nous, la panne ne durait que quelques secondes, juste le temps de faire sauter [= arrêt forcé, pas d'explosion] les machines dont le relais UPS [batterie de secours dans le monde parfois space de l'informatique] n'était pas optimal... Le prisonnier de l'ascenseur fut ensuite rapidement sorti de son mauvais pas [n'y voyez pas de jeu de mots, surtout :twisted: ].

Que se passe-t-il, aujourd'hui, dans un bureau comme le nôtre en cas de panne sérieuse? Des ordinateurs portables [donc avec batterie] nous permettent d'accuser le premier coup, pour autant qu'internet soit toujours accessible. Si tel n'est en effet pas le cas, il faut qu'elle se rétablisse pour être en mesure de renseigner le client au plus vite.

Ce scénario catastrophe ne s'est jamais réellement produit. De toute manière, il n'implique qu'une coupure momentanée plus ou moins longue de connexions aux données, mais il n'induit en aucun cas la perte même de ces données qui, elle, serait plus embêtante.

Mis à part ça, il y en a qui ne s'en souciaient alors pas beaucoup.

Eux s'aéraient au soleil tapant de mars sur nos pistes. Qui? Les enfants de Notre-Dame-de-Lourdes à Sierre. Ces enfants n'auraient pas eu la possibilité d'accéder à des pistes de ski sans l'invention évoquée par Charly Arbellay dans son article [toujours sur la même page en annexe].

La première année, nous les observions faire avec une curiosité non dissimulée, inquiets de voir des types basculer un siège avec un enfant emmailloté dedans sur un télésiège. Mais le tout s'arrimait parfaitement, l'enfant et le guide arrivaient en haut sans encombre. Le traîneau démarrait alors en trombes pour dévaler les pistes en se penchant, une fois à droite, une fois à gauche.

Les premières années, il n'y en avait que 2 ou 3. L'autre jour, c'était toute une ribambelle de chaises conduites à la file par des hommes comme des femmes.

Et les cris de joie des enfants.