Copie du mémoire de l'Avalanche de Mayoux.

Malheur arrivé le dix mars mille huit cent dix-sept,

“Au nom de Dieu, ainsi soit-il “

Pour laisser à la postérité un souvenir des choses très graves qui ont eu lieu dans le courant des années 1816 et 1817 en cherté et en autres accidents, surtout dans le petit village de Mayoux.

(... le document recopié sur 3 pages de 1999 est ici. Il se trouve aussi en annexe et voici illustrée l'une des pages du manuscrit d'époque:)



L'énumération sèche et sans trop de fioritures du drame ne laisse pourtant personne indifférent sur ce qui s'est joué si brusquement ce jour-là à Mayoux!

Avons-nous, ces jours, entendu parler d'un nombre de morts moyen avoisinant les 25 par hiver, étouffés par des avalanches? Je ne sais si mon subconscient a bien enregistré la statistique. Quoi qu'il en soit, tous ces exemples, toutes ces mises en garde ne servent à rien, derrière ce chiffre, lequel paraît tout à la fois dérisoire et monstrueux en regard de l'effroi que chaque drame provoque. Pour l'avalanche d'Anzère ce week-end, les auteurs ont finalement été rattrapés, mais la leçon ne porte pas ses fruits. Voyez-vous-même l'affligeant reportage ou reportage des nouvelles de hier. Combien de vies d'hommes de bien encore, pour venir en aide à ces gens-là, serait-on tenté de laisser échapper?

Pour ma part, j'espère ici pouvoir clore ce sujet pour un bail car il ressasse l'un de mes pires souvenirs d'enfance, générant des craintes aujourd'hui bêtement insupportables pour séquelles.

Non content d'avoir recopié le manuscrit de 1818, Michel Savioz qui nous a fait parvenir ce document pour publication s'est récemment chargé de mettre en ligne un exemplaire du manuscrit de l'époque!

Vous le retrouverez sur www.notrehistoire.ch, site participatif sur lequel nous sommes quelques uns à nous être inscrits afin de faire connaître les documents culturels et patrimoniaux de notre région, de nos familles.



Bon. Résignons-nous tout de même à aller visionner les nouvelles de ce soir...