Les hommes sont continuellement contre les éléments. Et à se battre continuellement... on devient pas riche, assène Elie Zwissig à la caméra.

Les vignes et la gestion de la terre en terrasses, les bisses et la gestion de l'eau pour les cultures, la fin des Seigneurs de Rarogne en Anniviers, l'origine de la construction de la chapelle des Pontis [observez du coin de l'oeil cette formidable montée de la vallée par l'ancienne route!], l'évocation de l'incendie de Vissoie en 1823, l'étrange architecture de nos raccards sur leurs soucoupes de pierre, le but de la confection de la viande séchée, l'intérêt des bourgeoisies-communautés et la marenda qui y est servie, etc. etc. Elie Zwissig raconte tout ou presque sur notre vallée et nos coutumes à André Voisin, journaliste suisse.

C'était en 1968.

Or, non seulement nous restons suspendus aux lèvres d'Elie Zwissig qui raconte les Anniviards tout en suivant le fil assez anachronique de nos virages à travers une voiture de musée, des paysages si différents mais pourtant si ressemblants à ceux que nous connaissons aujourd'hui pour nous mener tout droit [on vous le donne en 1'000] ... à la bourgeoisie de Grimentz et y retrouver l'inénarrable Robert Rouvinez!

Inénarrable parce que c'est à lui de nous narrer.

Robert raconte la Bourgeoisie par le menu avec une vie et une conviction touchante, dans un français impeccable et surprenant pour quelqu'un qui devait plus souvent parler le patois au quotidien. Il nous resserre même [et c'est monstre drôle raconté ainsi] l'histoire du revenant de la bourgeoisie de St-Jean. Chez nous, les revenants font partie d'une imagerie populaire qui avait sa place dans la société des mayens. Tiens, une idée de billet en plus pour l'avenir...

Bref, un large panorama d'Annniviers des origines à nos jours qui font que:

Sinon y aurait plus personne dans ces petits villages, avec la vie dure qu'on menait [...]: mais dans le temps, s'il n'y avait pas eu cet attachement, cet amour à son coin de terre [...] cet attachement c'est un bout de la terre. [...] C'est ça qui a retenu les gens à 1570 mètres d'altitude avec une vie dure où il n'y avait aucune possibilité [?], qu'il fallait vivre des produits de la terre.

C'est peut-être aussi pour ça qu'on s'y accroche toujours autant aujourd'hui... on adhère à c'coin, conclut Robert très sobrement.




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PS. Merci, Michel, pour nous avoir fait parvenir le lien qui mène à ce précieux document! La suite du voyage, 40 ans plus tard, ces prochains jours... Accrochez-vous!