Une échine tout en vallonnements, relief de notre propre géographie, des cornes unies à l'image des deux rives de notre vallée, une couleur symbole de la terre qui nous nourrit. Et d'aucun qui aurait préféré un bandeau orange. Ou bleu. ;-)

Bref, des lignes épurées comme les comptes des anciennes 6 communes qui n'en font désormais qu'un depuis la validation de chacun d'eux par l'assemblée primaire. Mais encore selon Pascal Fauchère:



Quant à l'immoblog, il s'aventure maintenant pour vous sur des chemins délicats.

La grogne a en effet été grande et les susceptibilités marquées dès que la discussion prenait la clé des mayens ou des alpages. Les restrictions de circulation ont été très strictes, cette année. Le conseil par la voie de notre président s'est exprimé sans ambages sur la question:

Oui, la restriction a été dure, très dure. De fait, il s'agissait de fusionner les différents anciens règlements communaux. Certaines communes étant bien plus libérales que d'autres, une tactique - que qualifiera de finaude qui le voudra bien [je n'oserais prendre ce risque, n'est-ce pas...] - fut adoptée. On serre la vis un max, puis on verra d'où viendront les réclamations. Par conséquent, les besoins réels.

A première vue, cette option a parfaitement fonctionné. Tant dans les discussions de terrasses estivales qu'à l'assemblée.

Le conseil se défend pourtant bec et ongles. Il n'est pas possible d'ouvrir les accès de montagne au tout-venant car:
  • cela va à l'encontre de notre ressource économique première, soit le tourisme de montagne
  • si un accident se produit et malgré ses mises en guarde, la commune devra de toute manière toujours en répondre
  • le coût d'entretien de ces voies d'accès serait alors énorme
  • il ne faut pas oublier que nombre de ces routes appartiennent aux bourgeoisies, certaines sont privées
  • on fermera aussi certains accès pour des raisons d'égalité de traitement des anciennes communes
Suite aux réactions, notre conseil sait aujourd'hui exactement à quoi s'en tenir quant à l'importance de chaque accès. Après de longues discussions, il doit maintenant entériner la question par un vote et par là-même finaliser la manière de procéder pour les autorisations accordées: priorités d'office et saisonnières pour ceux qui y ont évidemment droit, accès limité avec macaron pour d'autres, accès libre à certains alpages et lors de certains grands jours.

Si la tactique vous a aussi déplu, toute cette histoire devrait pourtant se terminer comme la seconde assemblée primaire de notre commune d'Anniviers: dans les rires et la bonne humeur.

L'article complet de Pascal Fauchère en pdf