L'Homo Anniviardus a hier fièrement relevé le challenge de sa réputation [foi d'une Anniviarde, bien sûr]! Il ne s'est pas contenté de faire acte d'une si nombreuse présence, mais il a longuement causé pour extraire le fond de toutes ses consciences et sondé les âmes jusqu'au fond des chaussettes. Bref, ça a palabré sec, on a tout déballé.

C'est fou comme on se sent tout léger après ça.

Doit-on dire que nous avons eu l'honneur de l'accueillir ou est-ce à lui d'avoir eu l'honneur de nous faire face? A peine prétentieux, n'est-ce pas? Toujours est-il que c'est bel et bien en compagnie du Conseiller d'Etat Cina que nous avons revu la loi sur le tourisme. Un résumé exposé par ses soins et illustré par quelques projections chiffrées parfois hasardeuses. Puis la longue série de réponses à un flot ininterrompu d'interrogations et d'appréciations en tout genre.

Pour ou contre, tel n'est finalement pas encore là la question.

Jean-Michel Cina a répondu point par point en faisant preuve d'une volonté tenace d'avancer et de faire évoluer les choses. C'est d'ailleurs avec une ironie toute valaisanne qu'il a même assené [en prenant quelques risques tout de même] je ne suis pas le dernier des cons!, que s'il fallait revoir sa copie, il corrigerait.

Les projections hasardeuses le prouvait, d'où la proposition à venir.

Le moyen le plus sûr d'étayer ce qui a été mis sur le papier passe par un projet-pilote pour une analyse concrète des implications socio-économiques de la nouvelle loi sur le tourisme. Un businessplan, comme on aime à dire quand on veut faire très sérieux. ;-) Je crois qu'on peut affirmer que l'unanimité autour de cette question est... vraiment unanime car le même élan tenaillait à l'évidence tous les acteurs présents, Cina comme les Anniviards présents en masse.

Cette loi, c'est de l'à peu près, clament certains. Ce projet-pilote, cette audit, nous donnerait donc enfin une vision claire et précise, ancrée dans la réalité, applicable immédiatement pour chaque acteur touristique et ses partenaires. L'immoblog pourrait lui-même argumenter correctement son billet-marteau qui n'avait pas plus de fondement que ceux qu'il se permettait de critiquer.

Pour ou contre? On le saura avec les chiffres réels.

Encore faudra-t-il regarder la réalité en face une fois ce rapport factuel établi car il y a aujourd'hui des polémiques en parfaite dichotomie avec les textes de loi à l'exemple des mayens et cabanes de chasse, accessibles toute l'année et donc pas soumis à la TTH. Or, cet épouvantail agité par les haut-valaisans d'abord, relayé par Le Temps du côté de Genève ensuite, a de la peine a être démystifié.

Et pourtant c'est écrit noir su blanc.

C'est entre autres aussi pour ce type de raison basées sur l'émotionnel et non les faits concrets qu'une initiative de projet-pilote prend tout son sens afin de remettre l'église au milieu du village AVANT de voter, mais aussi pour démontrer le levier d'occupation potentielle, la simplification ou non des procédures, l'amélioration ou non du transit d'informations, les opportunités ou non de marketisation, les implications ou non de chaque citoyen, chaque commune, chaque région.

Et les coûts.

Le référendum lancé, la loi passera sans doute devant le scrutin populaire cet automne. Si elle échoue alors, nous resterons sous le régime de celle de 1996 avec taxes de séjour et tutti quanti.

Comptez sur un feed back de l'immoblog lors des résultats de l'étude. :-)
Relisez sans modération les textes de loi en attendant!


* Chez nous y a quand même toujours un espace réservé pour l'apéro. Ceci considéré, on a fait salle comble quand même, hèhè...
Désolée, pas folichon, la photo. C'est, comme le laissait si bien entendre la justice, pas zézé dans ce genre de petite sauterie.