Le président, Stéphane Zufferey, débute son discours en évoquant la loi sur le tourisme (LT) qui a été adoptée durant l’année 2008. SAT correspond-elle à une région définie par cette loi? Sous l’angle des nuitées avec plus de 700’000, oui. Sous l’angle de la marque internationalement reconnue, oui aussi. Sous l’angle du budget juste pas avec 3 millions et plus. Or, des voix dans la vallée nuancent ce dernier point et affirment mordicus qu’en refaisant nos calculs, on y est les doigts dans le nez.

Stéphane conclut pourtant qu’il nous faut nous mettre à la recherche d’un partenaire, que par conséquent nos autorités doivent se mettre à l’écoute des attentes du tourisme anniviard afin de définir NOTRE politique commune pour décider de la suite à donner.

Toujours est-il que les SD de la vallée, aujourd’hui au nombre de 6 vont devoir suivre l’exemple des communes et se marier pour se réduire à 2 ou 3. Conséquence directe de la LT et souci d'efficacité.

Pourtant, ce qui fait vivre nos villages et leur tourisme restent et resteront toujours les petites mains. Le bénévolat est ici un phénomène de solidarité à notre vie touristique très ancré et vivace. Sans lui, aucun succès et cela tient très au coeur de notre SD. Cette espérance a par ailleurs été reprise par Georges-Alain Zuber, nouvel élu de la fusion et conseiller de la commune d’Anniviers depuis 4 jours, à la tête du dicastère du tourisme [on revient sur cette organisation dans le courant du mois] à qui on a ensuite cédé la parole.

Définir ensemble notre politique du tourisme, c’est nous dans cette vallée en respectant la LT, mais avant tout savoir ce que nous voulons pour aller de l’avant (…) une grande mission qui implique de faire le point régulièrement avec les présidents de SD pour avancer pas à pas avec la nouvelle commune»
clame en substance ce dernier. Ensemble, on est toujours plus fort, conclut-t-il. C’est noté, M’sieur l’Conseiller!

Sur ce, une voix en la personne d'un Melly de Sierre n’a pas hésité à s’éveiller pour demander un rapatriement de notre tourisme dans la vallée tout en conservant pourtant nos bureaux sierrois. Des regards appuyés en direction de notre responsable d’office actuel laissait clairement entendre que nous avions les moyens humains à disposition pour relever ce défi.

Si on met volontiers l’accent sur les bénévoles, ce n’est pas tant à cause de l’induction sur l’organisation touristique de notre canton de l’adoption de la LT - on aurait pu faire plus simple dans la formulation de cette phrase, mais ça me plaît ;-) - que toutes les manifestations concoctées par notre animatrice Valérie Levrant et présentées ce soir-là par notre très apprécié responsable d’office Simon Wiget. Tous les événements prévus jusqu’au début de l’été en tout cas se trouvent d’ailleurs sur la page internet de St-Jean / Grimentz, manifestations auxquelles Simon n’a eu de cesse d’enjoindre son public à participer, que ce soit sous l’habit du bénévole ou du touriste. Mais… l’immoblog pense déjà revenir sur certaines d’entre elles plus tard et s’en réjouit déjà!

L’apéro de l’amitié, comme le calumet de la paix pour certaines cultures, cloture toujours nos séances, alors:

Comment s’appelle ce fameux vin que nous, les anniviards, ramenons dans nos caves et nos bourgeoisies en altitude?

Vous le savez, nous remuiions à une certaine époque. En plaine, les anniviards y soignaient leurs vignes. Une fois la vendange transformée en vin, on la ramenait dans des tonneaux mi-ovaux allongés tout à fait adaptés au transport de mulet et appelés «barrots». Ici des illustrations de Charles Krebser lors de la montée du vin à Chandolin.

Et là, l’inimitable Augustin Zufferey de Soussillon.

Le vin du glacier, un mythe oenologique? Mûri en altitude, ce vin peut par son goût évoquer les vins jaunes du Jura ou le Xeres ibérique, mais nullement se comparer. On ne le déguste qu’ici et le mettre en bouteille relèverait tout bonnement du crime. La patine du tonneau lui confine un caractère qui ne laisse personne de marbre.

Mais n’allez pas faire avouer à ceux qui le louent s'ils l’aiment vraiment. Ce n’est pas son goût, mais son histoire que l’on déguste, vous répondra l’oncle Jean sur un ton sacerdotal, les yeux tournés vers son âme au moment de porter le verre à ses lèvres…