Qui est donc Jonathan? Peut-être l'un des plus proche voisin - avec Luc - mais à des années-lumières d'un côté à l'autre de la rue qui sépare nos 2 fiefs. Tout ce dont l'immoblog se rappelle de Jonathan est l'image d'un Zorro des temps modernes car nous l'avons depuis lors démasqué ;-) puis celle du chevrier à la désalpe. Il était donc temps de s'asseoir autour d'une table pour faire connaissance.

Il s'est pointé en rentrant du ski. Pantalon Mammouth, vest Arcterickx, juste-au-corps isolant de circonstance surmonté d'un t-shirt aux couleurs vives, une clé usb à la main pour nous faire parvenir ses photos, natel dans une poche, clé de voiture dans l'autre, quoi de plus banal lorsqu'on a [enfin] 20 ans? Jonathan se fond assez bien dans le décor local, y a pas à dire.

Au ski sur les pistes de Zinal, il avait passé sa journée avec ses cousins Gaëtan et Augustin. Issu d'une famille composé majoritairement de filles - Sarah, de 2 ans son aînée, Aurélie, d'autant sa cadette, Camille, 14 ans, puis enfin Jeremias, 12 ans - il est vrai qu'il se sent très proches de ses cousins à peine plus jeunes et par ailleurs voisins. A l'image d'autres cousins Salamin - Mathieu, David et leurs frangins - les univers de Jonathan, Gaëtan et Augustin ont toujours été en orbite. De là à les voir ensemble vous faire les 400 coups...

On ne peut pas dire que Jonathan ait les contacts les plus étroits avec ses contemporains. Dès la 1ère année de cycle, il avait quitté le cursus CSA et son diplôme tant recherché [CSA = Centre scolaire d'Anniviers]. La ville Alsacienne du Parlement Européen, Strasbourg, devait l'accueillir pour de nombreuses années de scolarité dans un collège de garçons. Elle s'y est apparemment effectuée dans les règles de l'art avec ce qu'il fallait de vécu aux adolescents de son âge pour se forger un certain bagage dans l'existence. Pas parce qu'on est ailleurs et dans un vase autrement clos qu'on est différent, quoi.

[Jo à la Dalle d'Amone]
Pourquoi différent, d'ailleurs? Pourquoi Jonathan n'a-t-il pas effectué toute son école obligatoire en Anniviers? Sa famille a une conception plus traditionaliste de la religion et de ses pratiques. Elle s'est tournée il y a longtemps vers Ecône. Loin de toute ergotage sur le sujet, cette conception de la foi régit jusqu'à un mode de vie. De quelle manière Jonathan y adhérait-il? Comment la vit-il? Telles étaient plutôt les questions à conserver en ligne de mire au moment de le rencontrer.
Le raccourci pour la réponse est assez direct, mais: cette conviction est sans aucun doute aussi la sienne et il la soutient le regard franc et honnête, convaincu de sa justesse. C'est son milieu, son repère. Un point c'est tout.

[Jo au Grand Cornier avec un ami de la famille, Samuel]
Bref. Afin que sa matu/bac en littérature et en langues - allemand, anglais, latin - soit reconnue en Suisse, il lui fallait obtenir une note supérieure à la moyenne. Il l'a eue. Sans être un foudre d'études savantes, Jonathan se définit plus comme une personne intellectuelle que manuelle, bien que la diversité des genres lui convienne assez. Comment se projeter dans son avenir, du moment qu'on est doté de plusieurs ingrédients? La réponse est venue pour lui par hasard. Sa mère l'a un jour rendu attentif à une haute école spécialisée dans la foresterie et l'agronomie dans le but d'obtenir un bachelor d'ingénieur-forestier. La formation lui a de prime abord convenu. Il a décidé de se lancer.

Son bac en poche en juin 2007, il débutera ses 3 ans de bachelor en 2010, avisera sur place pour le master le moment venu. Mais entre-temps alors?

[Jo et sa soeur Aurélie, pas froid aux yeux]
Il est revenu passer la 2ème partie de l'année 2007 à Grimentz, a donné des coups de pattes à la maison et à l'hôtel familial. L'histoire du Père-No date d'ailleurs de cette époque. En janvier 2008, il part pour 3 mois en Irlande, à Thurles dans une famille de fermiers. Les landes, les moutons, les ruines celtiques, les murs en pierres sèches sont quelques images évoquées en cours de conversation... On vous met pas de photo, ça vous donnerait envie de prendre le large. Il en est revenu pour attaquer une année de stage, condition sine qua non pour sa formation. Il travaille pour l'heure au triage forestier d'Anniviers sous la houlette du lucquérand Claude Salamin et avec pour compagnon grimentzard Lionel Chérifi. Sous peu, il part passer l'hiver entre les cantons de Schaffhouse et de Zürich. Il y a trouvé la suite de son stage, comme par hasard tout proche du lieu d'origine de sa famille côté maternel dont il bénéficiera du toit et des bons soins. Ainsi que d'une inestimable opportunité de perfectionner son allemand - grand et par ailleurs magnifique sourire pour ponctuer cette ferme intention. S'ensuivra un service militaire dès novembre 2009 pour enfin attaquer sa formation professionnelle.

Jonathan se décrit comme une personne casanière dans le sens attachée à son Valais qu'il souhaite réintégrer comme ingénieur forestier plus tard, mais aussi à ses montagnes comme grand sportif, cela on le devine aisément. Le virus semble irrémédiablement avoir atteint les Salamin, tout particulièrement cette branche-là issue de feu Vital, guide de montagne, dont la descendance aime à se distinguer dans le milieu sportif alpin. Son père et ses oncles avaient autrefois gagné une patrouille des glaciers, on vous rabâche pas l'histoire. Lors de la dernière édition, ses soeurs Sarah et Aurelie étaient sur les rangs avec leur père. Aurélie ayant eu un pépin de dernière minute, Jonathan l'a remplacée en last minute. Tout frais rentré d'Irlande et sans entrainement particulier, il n'a pas trop souffert pour autant [en bref: il a masterisé les doigts dans le nez :-) ]. Avec le résultat qu'on connaît. Le jeune homme dans son école à Strasbourg faisait également beaucoup de sport, entre autres du rugby, si cher à nos voisins cocoriquiens. Jusqu'à l'accident. Il s'est retrouvé plâtré avec une maléole [c'est dans la cheville, pas à la mâchoire!] toute amochée. Du coup, il s'est beaucoup inquiété pour ses examens de fin d'année sans un entraînement ad hoc. Mais il a finalement passé ses épreuves haut la main.

Ski, rubgy, peaux de phoques, escalade auxquels, si on la considère comme un sport, on ajoutera bientôt la chasse brevetée. Vous vous attendiez à autre chose? Ajoutez à cela quelques films sportifs, d'aventures voir même militaires, des jeux sur internet, des romans d'actions et certainement d'autres intérêts qu'un instant autour d'une table ne permette pas d'évoquer et vous vous faites une petite idée du jeune homme.

Bio
Appellation commune: Jo
Parents: Andréa et Aurel Salamin du Moiry
Fratrie: Sarah, 22 ans, Aurélie, 18 ans, Camille, 14 ans, Jérémias, 12 ans
Taille: immensément longue, comme d'hab pour la série
Signe spécifique: un Salamin, à coup sûr, mais quel sourire!

Bon anniversaire Jonathan!


Jonathan au Rothorngrat puis au Zinalrothorn: