A propos du tourisme, la fusion anniviarde est perçue comme l’occasion d’un vaste débat qui a vraiment lieu d’être. Les anniviards ont toujours été les pionniers des fusions volontaires, mais la loi n’est pour l’heure pas satisfaisante, les conditions impossibles et la [appelez-là comme vous voulez] Coeur du Valais une coquille vide. Une destination Valais-Wallis aurait été mieux perçue [avec l’impôt cantonal ça aurait été top, mais il semblerait que la réalité soit plus complexe, n’est-ce pas?] avec des partenaires locaux dynamiques [SD]. Bref, le conflit ville-montagne ne nous a pas souvent laissé l’emporter, mais un renvoi en 3ème lecture des régions semble réunir bien des suffrages [vous trouvez ce terme galvaudé par les temps qui courent?]. Sujet brûlant. On y revient demain.

A propos des énergies, c’est toute la question du projet d’adduction d’eau de Zinal, du retour des concessions et du calcul des amortissements sur 80 ans [l’immoblog mettra certainement autant de temps à tout comprendre que ces dernières nous reviendront... délai: 2039? :-/ ], et même d’une prise sous-glacière. Ceci pour capter l’eau par gravité au-dessus de Moiry - on le fait aujourd’hui par pompage de Mottec, ce qui coûte - il a été imaginé récupérer les eaux directement sous le glacier. S’il existe, ce système est très peu répandu dans le monde. Il serait alors aussi possible de bâtir une mini-centrale hydraulique vers les petits lacs. Cette solution aurait d’énormes avantages.

Les constructions? Eviter la surchauffe mais maintenir le niveau d’activité nécessaire à la subsistance des entreprises locales, bien sûr, en tenant compte du fait que nous sommes arrivés à la fin d’un cycle. Finalement les Flives nous ont tout de même démontré qu’on ne pouvait construire en un temps minimum un nombre de chalets maximum. Nos entrepreneurs ne sont donc pas plus bêtes que les autres et les promoteurs ne nous ont rien démontré sur ce plan. L’honneur est sauf. Quoi qu’il en soit aux dernières nouvelles, le projet a maintenant complètement été repris par Implenia et le bois ne sera plus importé de Pologne. Quant aux Bains, on nous promet une autorisation de construire pour novembre et, pour les Guernerés, des changements ont aussi été annoncés. Dans le brouhaha des réactions face à ces nouvelles, l’explication qui s’en est suivie était trop floue. On y reviendra en temps opportun.

De Mayoux, on peut encore ajouter que le maintien, voir l’essort des sociétés de village, du patrimoine ici beaucoup commenté dans son sens architectural, a prouvé qu’il s’agit là de notions essentielles à notre vie communautaire et à notre identité, le fondement même de notre économie agricole mais surtout touristique. Les sociétés du village, fermement soutenue par sa commune, seront à l’avenir un interlocuteur incontournable.

Le futur parc animalier - des questions encore à régler, la formation des guides de moyenne montagne - qui mérite un grand soutien - ou encore le vieillissement de notre population - qui nécessitera sous peu des solutions adéquates - y ont été traitées.

Voilà. Quant au parasite, pour un peu, il aurait eu le cafard de quitter la caravane PDC après l’avoir talonnée presque sans relâche pendant des jours. Au point d’en ressortir avec des courbatures au fessier pour l’avoir, des heures durant, calé sur d’austères chaises de bois. Faudra que je songe à me rembourrer pour suivre la prochaine campagne…!

PS. Il y a eu parfois des échanges de villageois intéressés par ce qui se disait dans d'autres communes. Trop peu à mon goût. Cette occasion a nécessité une immense énergie [et un bon foie], mais de voir ailleurs ce qui s'y passe c'est aussi apprendre à situer/(re)connaîtres d'autres habitants de la vallée. Et ça, c'est précieux. Vivement qu'on se retrouve tous dans un même lieu à l'avenir.

Parlant de foie... c'est l'heure du souper et du verre qui clôt une longue semaine!