• Georges Zufferey - Mayoux: "Libéraux-Radicaux d'Anniviers, tous au boulot!"
  • Georgy Vianin - Zinal: se dit motivé et ambitieux. Les mauvaises langues n'ont qu'à bien se tenir, les séances de parti n'auront jamais lieu dans une cabine téléphonique, mais bien dans une centrale!
  • Wilfried Höh - St-Luc: Wilfried a usé durant 20 ans de temps et d'amour pour s'intégrer à notre belle vallée. S'il a pris racine à la bourgeoisie, le choix a été réfléchi pour toute la famille.
  • Marc-Antoine (Marco) Genoud - Vissoie: prétend être "radical sur le haut, libéral sur le bas". Paraît qu'y faut voter pour voir ;-)
  • Gérard Genoud - Grimentz: parle d'équipe soudée, d'idées à faire passer et de thèmes partagés sans perdre son temps à dénigrer l'adversaire (alors autant "dire du bien sur nous-mêmes"?)

Bref, vous l'aurez compris, si les radicaux ne sont pas nombreux, il n'en demeure pas moins que derrière chacun se cache une bonne équipe et les pronostics pour la sortante au 12 octobre allaient hier bon train. L'immoblog ne peut décemment pas vous en dévoiler les dessous de l'affaire. Mais... qu'est-ce qu'être radical? Selon Victor Glassey de l'ARDS [président de l'association radicale du district de Sierre - on inspire], c'est: "Liberté - Responsabilité (collective) - Solidarité", garants d'une grande ouverture d'esprit et d'un sacré dynamisme. Slogan tout helvétique, n'est-ce pas... pour un peu, on se croirait en villégiature chez nos voisins.

Si, lors de leurs rencontres, les PDC ont eu leur émissaire, les socialistes leur égérie, les radicaux-libéraux ont accueilli leur délégation. Victor Glassey est venu en compagnie de Serge Lagger, membre du comité sus-mentionné et responsable des jeunesses radicales du district, mais surtout d'une connaissance qui remonte aux bancs d'école de l'immoblog: Laetitia Massy qui, comme son nom l'indique, a des origines anniviardes. Laetitia officie comme députée au parlement [retrouver ses copines d'école en pareilles circonstances, sacré coup de vieux!].

Le regret des libéraux est de ne pas avoir trouvé de forces dans la petite commune de Chandolin. Tiens, on a déjà entendu cela quelque part. Serait-elle au-dessus de la mêlée? La liste n'offre d'ailleurs pas plus de présence féminine que lors de notre rencontre chez les rouges. Sur ce plan d'ailleurs, le grand parti a tout juste assuré, certainement aussi grâce à sa supériorité numérique, offrant un vivier plus diversifié. M'enfin, on [re]lance volontiers le débat sur la question. Quant aux jeunes, il en a longuement été débattu avec des exemples pas déculottés pour 2 sous de personnes et de stratégies motivants à l'appui. Mais la réalité étant ce qu'elle est, pas de jeunes non plus du côté des radicaux pour le 15 septembre, on dirait.

Bon. Comme les radicaux m'attendent au contour, il nous faut donc intelligemment aborder la question des thèmes de campagne. Broder ou faire dans la dentelle? Choisissons notre stratégie!

Gérard avait déjà égrené son soutien à l'agriculture par un soutien aux jeunes qui ont encore du bétail, au tourisme - hôtelier en particulier, métier fantastique - et aux moyens pour le soutenir face aux difficultés rencontrées à certains niveaux pour renforcer la position locale, aux services de proximité enfin ["promouvoir des locaux à disposition avec des dames"? juste histoire de relancer, une fois encore, débat et conscience]. Ses colistiers ont surenchéri avec:

La planification des vacances. En gros, les vacances, c'est 1/3 du tourisme estival, 2/3 hivernal. En hiver, 1 des /3 couvre la période de carnaval et s'étale selon les années sur une période variant entre 2 (-) et 4 (+) semaines. Tiens donc... vous avez déjà entendu parler de cela??? Ben, nous aussi!!! Voici l'intégrale pour mémoire, une intégrale à grand, très grand succès, si l'immoblog en juge ses statistiques de fréquentation. Lisez surtout les interventions commentées sous l'article de Jean-Pierre, fin connaisseur du domaine de l'instruction publique, puis de Geneviève, directrice des écoles d'Anniviers. L'impossibilité de mettre toute le monde d'accord et le clivage plaine/montagne se profilent par ailleurs allègrement dans la discussion.
Laetitia à me côtés me rafraîchit la mémoire. Cette motion [c'est comme ça qu'on dit, non?] est régulièrement boutée hors du parlement, apparemment même aux dépends du si critiqué et impuissant Claude Roch sur le sujet. Bref, on se refile comme on peut la patate chaude. Nous comptons donc vivement sur nos radicaux pour faire avancer la cause.

Les transports publics (TP). Les fonds de vallées sont pénalisés, s'insurge Georgy. Fr. 36.- pour un aller-retour Sierre-Zinal, autant faire la course... à pied, aurions-nous envie d'ajouter à cela. D'accord, c'est pas le moment d'ironiser. Sur ce, Wilfried soulève à quel point cette difficulté est flagrante pour les nouveaux établis à partir du jour où les enfants passent aux études. Nombre d'entre eux n'ont pas à disposition des familles tentaculaires pour assurer l'hébergement de l'ambitieuse petite personne et un nouvel exode se profile dès lors à l'horizon pour la tribu. Comment donc "fidéliser"?

Dans les autres thèmes évoqués, on retrouve l'idée du rapatriement des forces touristiques après la votation de la fusion, les forces hydrauliques, mais aussi la préparation aux élections des candidats anniviards. Sous forme de présentation, de flyers,...? Qui a soudain parlé de CALENDRIER?!?

Tarcise, quant à lui, émet le désir de lancer un thème sexy et provocateur qui placerait la future commune en promoteur hôtelier et lui assignerait la tâche d'ouvrir un nouvel hôtel dans chaque village. Un hôtel avec un bon volume de lits, ce sont des commerces qui s'ouvrent en aval. La commune participerait à la promotion de l'établissement durant les premières et difficiles années, puis passerait la main. Assurément, l'idée peut provoquer! Non seulement parce qu'elle émane d'un ancien hôtelier aujourd'hui versé dans l'immobilier, mais aussi parce qu'elle a immédiatement suscité la discussion à l'heure de l'apéro avec l'un des colistiers, Marco. En substance, Tarcise défend sa position en s'appuyant sur ses propres difficultés rencontrées dans ce domaine, la gestion difficile malgré l'amour du métier et ses exigences énormes, la vision peut-être aussi d'une fin de non-recevoir à la succession, alors que la commune offre garanties et moyens auprès des banques, facilite l'obtention de crédits LIM, favorise à l'exploitation, etc. Travail et développement économique, selon lui, augmentent en proportion avec les créations d'hôtels. On s'arrête là, mais on ouvre volontiers la discussion par un sujet spécifique sur la Place du Coher, si cela vous chante.

Petit rappel historique. La création du parti radical (-libéral?) en Anniviers remonte à 1993. C'était à l'Anniviers, Vissoie, en présence des sieurs Serge Sierro, Bouby Antille alors président de la ville du soleil et Pascal Couchepin, pas encore empereurorisé à cette époque. :-P

Et Gaby, le maître de cérémonie, de soudain penser à l'apéro.

Voilà. Avons-nous seulement fait le tour des forces en présence pour le dépôt des listes, ce 15 septembre prochain?