L'avenir d'un regard qui porte loin à l'horizon...
[Dans l'ordre derrière de gauche à droite: Louis Salamin, Jean-Albert Melly, Pascal Rouvinet, Georges-Alain Zuber
Devant de gauche à droite: Simon Crettaz, Nadine Zufferey, Jeanine Walter, Simon Epiney]


Les jeunes qui nous ont présenté ces valeureux chevaliers l'ont fait avec une perspicacité et un courage non moins valeureux. Ils ont ensuite "mis sur le grill" ces conseillers à élire qui se sont exprimés sur divers sujets afin de présenter leurs vues. On notera au passage l'intérêt bien mis en évidence de tous les thèmes touchant au territoire, à l'agriculture ainsi qu'aux facteurs de cohésion liés au sport ou à la culture, relatifs à notre vie et à notre région plus qu'à des activités tournées vers l'extérieur [et en interaction] comme le tourisme. Mais le sujet est colossal, prudence est donc peut-être de mise?

Un mot sur les "djeuns" à ce stade. On les croyait absents de la vie civique anniviarde. Que nenni. C'était juste feinter. La preuve par leur intérêt et leur attentive préparation à la soirée. On vous les nomme car il faudra retenir leurs noms pour l'avenir:
  • Sara (sans h, s'il vous plaît) Viaccoz, fille de ...
  • Valentin Crettaz, fils de ...
  • Nathalie Epiney, tient largement tête à son papa pour la taille... en jolie blonde, en plus, quoique les autres filles aussi sur ce point
  • Christophe Zufferey, dont les anniviards associent le souvenir à l'immense banderole qui ornait la grange au contour de Niouc l'automne dernier
  • Sophie Zuber, fille de ... qui ne ressemblera jamais à son père par la moustache!
  • Jonathan E., [là, je sèche pour le détail, help!]

Pour le reste du débat, de 2 choses l'1: soit vous venez aux réunions pour en savoir plus, soit vous lisez lundi l'article du NF qui sera certainement plus conséquemment intelligent sur les sujets évoqués. En tant qu'anniviarde, je conserve volontiers une vue plus intimiste de la soirée car si certains m'ont crue journaliste, on a répliqué pour moi que j'étais d'abord "des nôtres", dixit Melly.

Le gros suspens de la soirée. Le président.

Rappelez-vous. Lors du dernier épisode, nous retrouvions nos deux compères dans une cave dont le rôle était de conserver en ses murs les propos qui s'y sont tenus et la clé de se cacher bien loin au fond d'une poche. La cave et la clé ont tenu promesse. "Saïmonne for président", ça c'était "for sure" quoi qu'il en soit, puisqu'il y avait 2 prétendants au poste, 2 homonymes.

L'immoblog connaît bien sa petite vallée. Il vous annonçait sans le moindre doute [mais absolument aucun!] que le train ne sifflerait pas 3 fois, aucun duel. Au contraire des corses à qui on aime nous apparenter parfois, ou des gaulois dont nous ne possédons pas la potion magique - rappelez-vous-en - nous avons trop de bon sens pour cela [chez nous, on préfère les bonnes caves pour causer sérieux]. Et les faits se sont ainsi vérifiés hier soir. En effet, il n'y a chez nous pas place pour la gloriole personnelle. Il s'agit seulement d'avancer main dans la main pour la construction d'une vallée. Pour un un ingénieur, dur de causer plus clair! Et si vous ne savez pas de quel Simon il s'agit exactement, c'est franchement pas grave car ils s'exprimeront de toute manière que d'une seule voix.

Simon, donc, s'est saisi du micro pour nous faire un discours d'anthologie et les âmes sensibles [ceci n'engage que moi] ont eu fort à faire à retenir leur cœur à la fin. Avec beaucoup de charisme, ce n'est pas un ennemi qu'il introduisait officiellement à la présidence, mais un frère d'armes pour les 4 années à venir. Simon, quant à lui, calme et posé dont l'auditoire lui était tout acquis, a ensuite rappelé sa reconnaissance à l'égard d'une vallée qui l'a toujours soutenu en sachant que, même s'il n'entrevoyait pas le débouché exact à une certaine époque [on le croit?], il souhaitait se mettre à son service [là on reprend son souffle et on apprécie le vol si distinct des mouches dans la salle].

On vous épargne à ce stade les applaudissements assourdissants qui ont ponctué ces déclarations car il nous faudrait dès lors songer à une recharge supplémentaire de mascara. C'est que ça coûte cher, ces trucs!

Juste pour les annales, ce même soir, on nous a rappelé la date de naissance du centre scolaire d'Anniviers: 1971. Jusqu'alors, les enfants allaient en classe dans leur propre village. On nous a énoncé la date d'introduction de l'horaire continu des enfants dans ce centre: 1990. Ceci pour souligner fort habilement que, si on ne regarde des fonds de vallées que leurs stupides rognes de clochers, des combats d'arrière-garde et sans plus de fondement véritable, nous avons toujours trouvé la meilleure entente du monde sur les points cruciaux. On appelle cela du bon sens, non?

Bref. On zappe la suite du débat qui a débordé sur la politique cantonale pour retrouver notre bon sens anniviard autour d'une bonne raclette. C'est notre sanglier à nous, ici, et on adore ça ;-)