Cette remarque se fait l'écho du commentaire du Conseiller d'Etat Jean-Michel Cina.

Et Yannick le français** de renchérir par mail: C'est juste oublier que ça n'est ni Nestlé, ni Novartis, ni l'UBS qui font vivre au quotidien les habitants de ces vallées si prisées par nous autres les citadins, ceux d'en bas.... Novartis... Prangins puis Cardinal, Reconvillier ou la Boillat, le centre du tri postal fribourgeois il y a environ 3 ans... la Suisse entière s'est battue pour sauver ces emplois qui se comptaient par centaine. 10 fois plus passeront à la trappe dans les régions périphériques si l'initiative passe.

Que répondit à cela Philippe Roch, partisan de l'initiative? C'EST PAS VRAI, VOUS MENTEZ! a-t-il jeté à la figure des montagnards en perdant son calme. [Débat Infrafrouge hier soir sur la RTS]

C'est choquant. C'est terrible d'entendre ça quand vous devez sortir des salaires pour des familles en année de franc fort et de crise.

Comment ces messieurs trouvent-ils une solution si évidente - le remède miracle! - de quelques ratures dans notre constitution, la panacée pour toute la Suisse alors qu'il en font que traverser notre canton par la plaine?????!?!!

Non mais, ça va l'chalet?!

Seuls 4 cantons suisses seront véritablement concernés si cette initiative passe alors que le problème du logement est bien plus criant dans les villes dont on ne discerne plus les contours de ses voisines:

Or, une résidence secondaire, même vide [même si cela ne réjouit personne] rapporte à l'économie d'un canton et plus loin de son pays, alors cessons de jouer aux oies effarouchées:

De son pays, disais-je? En effet, Claudine Amstein, vaudoise, dans un billet clair et limpide détaille sans coup férir: On voudrait asphyxier les régions périphériques que l'on ne s'y prendrait pas autrement! Puis d'expliquer un enjeu systémique pour l'ensemble de notre pays: On aurait tort de croire que le bâtiment serait le seul touché. Lisez son blog en partenariat avec 24Heures.

Heureusement qu'on peut compter sur elle, à défaut des syndicats, pour lutter pour nos existences en montagne!

Paul-André Roux, tout aussi réaliste, dépeint la situation valaisanne :

En Anniviers, les conséquences de cette initiative dépassent l'entendement avec 70% de licenciements à la clé et une répercussion catastrophique sur les infrastructures et services pour la population:

Rappelez-vous l'histoire du Proxi de Chandolin en annexe de billet!

En cas de oui le 11 mars, les Anniviards ne pourraient-ils pas aller travailler en plaine, tout en restant domiciliés dans leur chère vallée? Accès routier trop difficile, rétorque, réaliste, notre président de commune. Quid de la Grèce alors? Pays accueillant, un peu chaud en été, mais bon... les soupes y sont au moins populaires.

A Verbier, la question du chômage inquiète beaucoup dans le sillon de Franz Weber et de sa fille.

Remarquez, l'initiative contre les r2 cloisonne les communes en les renvoyant à leur seule et unique 20%. Elle ne permet aucune planification globale pour réguler l'impact à l'échelle d'une région. A l'heure des projets d'agglomération soutenus par les planificateurs fédéraux, c'est un sacré pas en arrière que nous font faire là les initiants à l'initiative!

Bref, on arrête ces longues séries de billets, lisez encore les documents en annexe puis passons à autre chose, d'autres sujets nous réjouirons dès demain.

Mais comment faire comprendre que, pour nous et bien au-delà jusque chez vous, les enjeux sont vitaux? Il ne s'agit plus de rêver!




* Chalet bien connu des grimentzards, l'avez-vous reconnu?
** Noms bien connus de la rédaction

PS. Propriétaire ou locataire n'hésitez pas à faire suivre ce NON touristique!