Depuis ce jour-là, mes déplacements se font pour l'essentiel en vélo électrique. Même lorsqu'il s'agit de remplir un panier à commission. Celui-ci a rapidement pris place sur le porte-bagage et le poids des litres de lait [alias bouteilles de vin] se fait à peine sentir malgré les montées. Vélo et panier rempli ne doivent alors pas peser tellement loin de celle qui use du pédalier.

La tactique du pédalier, justement. Plus la montée est rude, plus il s'agit de déléguer l'effort au véhicule en allégeant le pied dans l'effort. La batterie prend alors un relais au rendement plus efficace et mon tour de pédale, sans ralentir pour autant, ne sert qu'à entretenir l'énergie ainsi fournie.

Rien compris? C'est normal, le non-effort s'apprend. Autrement dit, plus on pédale léger à la montée, plus la batterie est sollicitée pour pallier l'effort et le rendre plus léger.

Faut v'nir me voir si vous n'avez toujours pas compris. Ou est-ce que ceci vous aidera à comprendre la moindre?

Le vélo électrique un jeu d'enfant? :ok:

Techniquement, l'autonomie d'une batterie varie de 40 à 80 kilomètres selon la qualité du vélo, le poids de la personne qui l'enfourche, la distance et la déclivité des tronçons parcourus. A l'heure actuelle, la batterie ne se charge pas à la descente pour être exploitée à la montée, mais la science y travaille, elle pédale ferme. Compte tenu de tous ces éléments, qu'on ne détaillera pas dans mon contexte, je recharge ma batterie chaque 8-9 jours environ pour un déplacement boulot-dodo/dodo-boulot pour l'essentiel. Et le week-end pour accéder aux villages environnants si je ne suis pas à la bourre.

Notez tout de même que la montée du Chaudron une main sur la hanche, c'est vraiment tout dans la batterie que ça se passe, soyons honnêtes!

Précision utile à ce stade de l'affaire: plus flemme que moi, dur de trouver. Ma motivation à l'utilisation de ce genre d'engin réside dans l'effort pratique - manque de temps pour faire du sport [je préfère vous écrire, même plus le temps de bouquiner], le gain de temps dans les déplacements utiles - 1 utilisateur sur 3 est un pendulaire - car l'autorisation de passage ou l'accès est aisé en tout lieu [à travers le vieux village]. Il permet aussi sans difficulté ni perte de temps d'utiliser les axes de contournement d'une localité. Le vélo électrique offre au quotidien de quoi suffisamment bouger pour la [ma] santé en me déplaçant 'utile' sans transpirer [vous voyez une flaque derrière un comptoir?]. "Très agréable, effort moyen et constant", dit la dame à la télé [vidéo de l'émission d'A Bon Entendeur ci-dessous].

Dans certaines communes, les vélos électriques sont subventionnés, comme à Sierre et Conthey. A l'étude d'achat, les vendeurs ne manquent d'ailleurs pas de vous le préciser. En Anniviers, un Conseiller communal à nous s'y est mis. Une suite à cette affaire?

Peut-on lui reprocher l'utilisation d'une énergie pas forcément renouvelable? Même pas, le reportage de la TSR reprend vertement par les chiffres les assertions d'un politicien pourtant plutôt écolo sur le sujet. Un comble! Entre-temps, c'est autant de gens qui se mettent à l'électrique qui font un effort régulier et facile, ce qui peut réduire les coûts de la santé, ou qui, comme moi, n'utilisent que très très occasionnellement leur voiture, ce qui dans ce cas réduit l'impact des nuisances écologiques comme la facture d'entretien [désolée pour mon très aimable garagiste et son staff].

La sensation d'être au contact même des gens croisés en circulant sur la route était au premier abord très surprenante. Il faut néanmoins veiller à la surprise des véhicules avec qui l'on partage la chaussée qui n'ont pas la notion de notre vitesse innattendue.

Dans notre région, le vélo peut presque tout le temps s'utiliser car il ne fait que rarement mauvais. Ah comme ça, vous croyez que je vous vends de l'air? Remarquez, on peut aussi s'équiper en conséquence. L'avantage, lorsqu'il pleut, c'est qu'il n'est nul besoin de prendre la précaution de cadenasser sa bécane: personne ne songera à vous la piquer. Du coup, cette année, j'ai sorti mon vélo électrique en janvier déjà avec une interruption de 3 semaines en février avant de le remettre définitivement en service.

Ok, ok, le port du casque doublé de celui des tongues n'est certes pas l'exemple à retenir. Le casque m'en tomberait sur le roulis tumultueux des pavés du village. Les tongues pour freiner en cas d'urgence, ça fait torpédo.

Bref. La déferlante de vélistes excursionnistes électriques a d'ailleurs abouti cette semaine à Grimentz. 3 suisses allemandes ont ainsi déboulé au village pour y passer la nuit en cherchant une Jungendherberge. Ça fait très cliché, je sais, mais c'est justement parce que c'est tellement ça... Elles sont reparties le lendemain en passant à toute bombe devant nos vitrines.

Visionnez ici la superbe émission et les tests de vélos électriques de la RTS:


Ou Lien vers l'émission

Venez essayez!