Au matin du 31 décembre dernier disparaissait Argentine, une petite chatte vive et affectueuse, laissant la jeune Julia et sa famille dans le plus grand désarroi. Le lendemain, celle-ci s'en retournait chez elle car les vacances étaient finies. Elle rentra donc bien seule sans Argentine, laissant derrière elle une floppée d'affichettes disséminées à travers le village. 2 semaines plus tard environ, la maman refaisait le trajet pour revenir jusqu'à nous avec l'espoir insensé de retrouver le petit chat de sa fille, son petit chat. Elle repartit ce soir-là avec des trémolos bien douloureux dans son au revoir, très émue par le chaleureux accueil et le soutien qu'elle avait trouvé chez nous car tout le monde s'y était mis avec compassion.

Quant à nous, nous avions promis de continuer à ouvrir l'œil et de remplir la gamelle [merci Camille pour le relais à notre départ]. Mais... nous secouions la tête en y songeant, dépités.

Le temps s'écoula.

5 semaines jour pour jour après la disparition d'Argentine, un surprenant coup de fil [sur mon sans fil...] juste avant la revue des 100 ans du ski-club.

"- Je crois que je tiens Argentine dans les bras...", un souffle incrédule à travers le combiné. Vérification faite, c'était bien elle! Une bête toujours aussi mutine et affectueuse, le poil bien lisse bien qu'assez grisâtre et à peine amaigrie.

Une fois en lieu sûr [merci Carine], l'intensité de l'appel téléphonique fut palpable, incommensurable, inoubliable. Quelque part en France, une mère courait comme une dingue en appelant sa fille à l'étage supérieur. Elle hurlait sa joie à l'autre bout du fil, des trémolos bien différents de ceux que nous avions déjà entendus jaillissaient de sa poitrine. A son manque de réaction au téléphone, il était aisé de percevoir le chemin tortueux des émotions d'une petite fille, encore incapable de réaliser ce qu'elle espérait plus que tout au monde depuis trop longtemps: Elle avait enfoui au fond de son cœur son chagrin et a mis du temps à passer de cette tristesse à sa joie de retrouver Argentine... Elle avait chiffonné, bien enfoui toute cette histoire. Il lui a fallu du temps pour retrouver la feuille et la déplier.

Dimanche, la petite rescapée retrouvait sa famille après quelques péripéties bien chaudes. Mais ceci est une autre histoire. Il faisait si beau.

Si après cette aventure on me colle pour l'éternité une étiquette de mère aux chats, une Colette en herbe, je m'en contrefiche totalement. La joie de la famille à qui on annonçait au téléphone que leur petite protégée était bien vivante et enfin prête à rentrer de vacances était si indescriptible que - oui - à refaire, ce serait à l'identique, même s'il y a des choses plus importantes et plus graves dans la vie.

Une aventure en cachant une autre, voici aussi des nouvelles d'Édith dont le voyage de noces avait été, en 2009, un tantinet assombri par la disparition de son petit Blacky. Aujourd'hui, elle nous donne de ses nouvelles:


Alors voici le récit de son histoire. (ce chat est trop drôle)

Blacky avait disparu 5 jours après avoir été confié à ma maman soit disant pour un mois (le temps qu'on se marie et qu'on revienne du voyage de noces). Mais il a pris la poudre d'escampette après nous avoir vus partir. J'étais, du coup, remontée à Grimentz pour me balader dans tout le village en l'appelant avec des croquettes et une boîte de Whiskas ouverte. Je m'étais vite rendue compte que Grimentz est le paradis des chats, tellement il y a d'endroits où se cacher au chaud dans les innombrables granges. C'est là aussi que j'avais fait appel a toi [l'immoblog] pour essayer de le retrouver. Personne ne l'avait vu, mais, des chats noirs, il y en a plus qu'un ou deux.

Donc nous nous étions fait à l'idée de ne plus jamais le revoir.

C'était sans compter sur l'aide de la neige. A la première neige un matin a 7 heures, Delphine ouvrit sa porte pour aérer la maison et elle entendit un miaulement. Spontanée comme elle est, elle a dit " Blacky si tu veux, tu rentres" et là elle a vu un chat noir, tout maigre, tout moche, rentrer à la maison et aller manger. Du coup elle m'appelle pour monter voir si c'était bien lui. Il était dans un piteux état et il a passé les deux premières semaines à manger et dormir. On aurait bien voulu savoir ce qu'il a fait pendant 3 mois tout seul.

Depuis il va bien et c'est devenu la terreur de Moutier!!


N'allons par chercher de midi à quatorze heures pourquoi et comment, des aventures de ce type se déroulent. Point. Le temps des questions et de l'inquiétude, puis celui de la révélation et son lot d'émotions. Là, on juste est trop ravi de pouvoir vous rapporter de si belles histoires. On s'en contente. Bien que... si vous savez ce qui s'est passé durant la disparition de ces petites bestioles, n'hésitez pas à nous le faire savoir pour lever quelques légitimes interrogations de leurs compagnons à 2 pa-pattes.

Et si les contes de fées ça existait tout de même de temps en temps? Aller... soyons fous et continuons à espérer que pour d'autres un jour...........................



Voilà. Consacrons-nous désormais aux souvenirs du week-end écoulé en images. Prochain billet!