Le rôle de l'immoblog n'étant pas de suppléer la présence des personnes concernées à l'assemblée primaire, on vous résume de cette façon les longs et tumultueux débats qui se sont alors engagés.

Si, dans le cadre de ces nouveaux règlements, Ayer et Chandolin sont en gros gagnants pour les 3 premiers, Vissoie, Grimentz et les personnes non domiciliées mais propriétaires ne le seront pas. Le calcul nécessite la combinaison de clés qu'on détaille volontiers à notre agence avec les personnes concernées. Ce calcul adopté par nos édiles a fini par être corrigé pour ne pas trop pénaliser les familles avec des jeunes [donc plus des enfants] en formation, compte tenu du fait que notre nouvelle commune tend vers une politique en faveur de la jeunesse. A ce titre, les abonnements de ski leur sont déjà offerts, ainsi que d'autres actions dont nous reparlerons sans doute.

Malgré le long débat, nombre de remises en cause et quelques corrections d'articles, l'assemblée a accepté ces 3 premiers règlements, chaque fois à l'unanimité.

Elle en fit de même pour le dernier.

Et oui... chez nous on cause beaucoup d'abord, mais ensuite on se met d'accord. Comme chez les Gaulois, vous dites? :idea:

Bref. Stationnement, accès et voie publique n'ont pas manqué de soulever la différence de prix pour le déblaiement des neiges entre les stations et les villages du centre de la vallée. Nous payons Fr. 150.- la place ici, tandis que, plus bas, le prix se prend une déscention [ou une contre-dégelée] à Fr. 100.-. Les villages du haut sont pénalisés par le coût de la vie généralement déjà plus élevé. Tant et si bien que les jeunes du village n'ont plus les moyens de vivre et de construire ici. On s'exile alors à Vissoie, aux Morands, à St-Jean... au risque de voir les stations se vider de leur substantifique moelle: leurs habitants qui font de notre région tout ce qui a de plus authentique aux yeux des touristes dont nous vivons.

L'argumentation est imparable et certains n'hésitent pas à carrément parler d'exil car être d'un village équivaut à faire partie d'un microcosme tellement vivace que le simple déménagement de village au sein même de notre vallée est difficilement perçu pour beaucoup. Y compris, ou surtout, du côté des jeunes. Des témoignages en commentaires, peut-être?

Autre contrainte de montagne, les énergies. Plus d'énergie électrique autorisée par l'état alors que nous vendons celle de nos barrages à l'extérieur. Difficulté de l'utilisation des pompes à chaleur à notre altitude de manière rentable et durable. Impossibilité d'exploiter des énergies renouvelables telle que la solaire pour des raisons d'ordre architectural et touristiques de nos si pittoresques villages.

Tout est plus cher, les technologies sont difficiles à mettre en place, et les bonnes ou rentables pas permises. A cela s'ajoute un cycle touristique à très forte amplitude. Et puis lorsque les touristes sont enfin là pour nous permettre de gagner notre croûte, on évoque le spectre d'une taxe de séjour plus élevée pour aider à financer nos infrastructures en déperdition alors que nous souhaiterions pouvoir offrir de bonnes infrastructures [publiques comme la piscine, par exemple] pour ensuite oser faire payer plus. Pas facile à gérer, tout ça!

En montagne, une part énorme du budget d'une commune est dévolue à la protection et à l'aménagement de l'environnement [sécurité de zones entières] et à l'entretien perpétuel des routes. Ces 2 postes constituent, pour 2010, à peine un peu moins de la moitié des frais. Après ça, on n'imagine même pas la construction d'un cinéma...!

Certains ne viennent ici qu'à la belle saison - évidemment pas en novembre ou en mai lorsque le village est réduit au strict minimum de ses activités - et pensent que nous avons la belle vie toute l'année! (desespoir)

La commune et la loi sur le tourisme, on y reviendra. D'autant que la nouvelle loi n'a pas été votée, mais dont l'ouvrage est remis ces jours sur le métier au parlement. Il a juste été question des Sociétés de Développement - et de leur inévitable fusion - qui regroupent des personnes non domiciliées ayant des intérêts dans notre vallée et avec lesquelles il faut absolument garder le contact et conserver le droit de parole au sein de notre économie. C'est pas vous qui direz le contraire, non? :oui:

Mis à part ça, nos bus-navettes fonctionnent au moyen de près d'un demi million de francs, cet hiver. Elles sont là, autant en profiter! Elles feront l'objet d'un billet fute-fute du week-end. Tout comme des gardes médicales [dont il ne faudra pas contre pas chercher à profiter à tout prix!]

Les hordes de touristes débarquent demain. Le village est sorti de sa léthargie depuis quelques jours. Les derniers employés saisonniers s'organisent à leur nouvelle vie. Pour moi, il est temps d'aller prendre un peu de repos à l'aube de cette nouvelle saison d'hiver qui s'annonce SOUS LA NEIGE!