Grimentz s'est vidé de ses touristes.

Dimanche déjà, les pistes de ski vous donnaient un arrière-goût de reviens-y l'année prochaine. La neige fondait à vue d'oeil et toutes les mains des employés des remontées mécaniques s'activaient à débarasser les pistes de leurs accessoires de balisage. Nous tracions sereinement nos contours sans risque de percuter un voisin potentiel.

Au village, la température avait déjà sensiblement augmenté, la verdure précipitamment repris le dessus. Les volets et les portes des commerces se sont peu à peu fermés.

Au soir, la rue a été envahie par une cohue bruyante et décontractée d'employés de tous établissements. Une ambiance surchauffée mais bon enfant égayait le village et les quelques restaurants encore ouverts. La relâche était totale, les sourires béats. Le retour dans leurs pays respectifs pour une pause bien méritée y était certainement pour quelque chose...

Dès le lendemain, la ronde des chantiers a débuté par l'arrivée de gros véhicules et les artisans ont commencé à défilé à notre guichet. Qui pour une clé de chalet, qui pour une clé d'appartement afin de refaire boiseries ou peinture, réparer une installation électrique, etc. Revoir nos co-villageois et échanger à nouveau quelques mots avec eux nous ramène à une réalité que nous avions presque oubliée dans l'agitation de la saison. Nous avons l'impression confuse mais rassurante de nous retrouver enfin chez nous. Or, la lassitude nous gagnera dans quelques semaines et, repus de cette réclusion, nous serons heureux de voir à nouveau les volets des établissements s'ouvrir et nos hôtes revenir hanter les lieux!

Mais, pour le moment, l'herbe continue de pousser de manière exponentielle et le printemps est bel est bien arrivé. Le soleil darde inlassablement les bois des maisons de ses rayons.

C'est avec une pointe de nostalgie que nous clôturons ce billet...