La vague de froid sévit en Suisse et en Europe. Avec -14°C au vilage,
-18°C au Lona [Bendolla ou ailleurs en altitude] aujourd'hui, on est encore loin des -27 de
Minsk. Ce climat demande tout de même un certain courage pour nombre de
personnes.
Qu'à cela ne tienne! L'immoblog a une suggestion à vous faire,
histoire de vous installer sans vergogne au coin du poêle et passer un
chaleureux week-end.
On vous l'avait déjà présenté,
il fête ses 1 an. Vu sa parution trimestrielle, le journal de notre
vallée a reçu le doux nom des 4 Saisons d'Anniviers à sa naissance. Dans
sa version 2012, il opère une mue... certaine.
Un quota maximum de résidences secondaires à 20% imposé de manière
aussi uniforme pour tout un pays dont la diversité n'a d'égal que sa
petite taille surprend.
Lors de ma dernière escapade, j'avais décidé de ne pas recharger la
batterie de mon appareil, histoire de ne pas me retrouver, comme d'hab,
avec un horaire imparti largement dépassé et à bout de forces, l'estomac
au fond des talons. J'avais évidemment prévu de faire le tour de la
vallée. Mon chemin s'est bêtement achevé à St-Jean déjà. Voilà pour la
petite histoire.
Pour le choix des photos, cette fois-ci, c'était soit l'unitonalité soit la diversité. J'ai opté par obligation pour la diversité, tant il y en aurait et avant de finir par vous ennuyer, non?
Rien que l’énoncé de l’initiative Weber a de quoi faire froid dans le
dos des cantons montagnards: limiter la construction de résidences secondaires [r2] à 20%.
Forcément. Mon village-station en est à 80%. C’est une réalité qui rend très surréaliste l'éventualité positive du scrutin. Mais une
réalité dont chacun, indigène ou étranger, profite à sa façon.
Que se passe-t-il pour nous si cette initiative est validée au soir
du 11 mars prochain? En guise « d’appel à la modération », ne s’agit-il
pas ici d’une interdiction formelle de décider de son propre sort?
Permettez que l’immoblog pose et expose, en plusieurs billets, les
questions et perspectives.
Participez à la réflexion en postant vos commentaires!
La neige, c'est tout. Évoquer la neige, c'est le rêve des vacances, la
montagne blanche. Annoncer ses flocons, c'est s'assurer un succès sans
précédent sur le web, une avalanche de commentaires sur les réseaux
sociaux. Ajouter quelques flocons au paysage et les webcams explosent.
Ou ceux qui les gèrent si elles ne fonctionnent pas correctement. Au
village, c'est tout juste pas l'hystérie quand elle débarque en grande
pompe, elle ravit petits et grands. Ici, elle guide les pas de
l'immoblog pour le promener longtemps dans le froid et la nuit ou sous
un soleil tapant.
Comme le dit si bien France Massy dans son commentaire du jour dans le Nouvelliste,
c'est avec un sourire en coin que les anniviards ont ouvert le journal
en fin de semaine dernière. N'empêche, celui-ci était fort passionnant
et cristallise en un article et quelques avis toutes nos préoccupations!
Il avait en effet cela d'intrigant pour nous, Anniviards, qu'il nous
offrait une lecture-miroir dénuée de sentiment passionnel, puisqu'il
s'appliquait ailleurs, et par là de nous reposer plus calmement
certaines questions qui nous concernent en plein.
«Les six communes de Crans-Montana ont décidé d’interdire,
pour les hôtels de la station, tout
changement d’affectation pendant
deux ans. Objectif: éviter la diminution récurrente des lits hôteliers
et se donner le temps de la réflexion en vue du maintien d’une
hôtellerie viable et de qualité sur le
Haut-Plateau.»
En entamant le tri des photos de ces dernières semaines, une petite
anecdote toute simple, somme toute assez banale me revient en mémoire.
Votre immoblog adoré est l'une des personnes les plus échevelée et
distraite au quotidien. Paraît que c'est génétique. Dans l'effervescence
du moment, tout s'éparpille inconsidérément au lieu d'être analysé
méthodiquement. Nul n'est parfait. Ce jour-là, pressée d'aller faire une
course l'oeil rivé sur sa liste [digitale] autant que sur l'horaire
[digital aussi, c'est le même display], je bondissais hors de la voiture
puis repris mon chemin en trombes.
Bernard S. [patronyme débutant par cette lettre forcément connu de tous
les immoblogueurs...] s'est amusé des traces d'un lièvre qui, dans sa
course folle, a esquissé sur la neige un "lapin de Pâques" sous la ligne
du télésiège 2 places des Crêts, soit sous le télésiège à Romain, du nom de son ancien gardien qui vit aujourd'hui une retraite paisible.
Voilà une tradition qui vous est désormais familière: le Boconett.
C'est pourquoi nous n'y revenons pas dans le détail. De mon temps - il y
a de cela... - elle avait lieu à midi car nous rentrions de l'école
pour dîner [fr: déjeuner]. Aujourd'hui, elle a lieu à la sortie du bus
scolaire, à 15 heures car les enfants vivent l'horaire continu.
Avant toute chose, vous remercier d'avoir repris la route du travail.
Ce lundi s'est déroulé sous les meilleurs auspices: de la poudre à n'en
plus finir, un soleil radieux, les pistes rien que pour soi, une
journée de ski merveilleuse qui s'est clôt sur une assiette de derrière
les fagots [et les verres qui vont avec]. Cela fait si longtemps que
votre immoblog n'avait passé une si belle journée de ski. Résultat:
éclatée!
Bon, on s'en tiendra à cela, sinon vous allez tous revenir en masse
illico et on n'aura même plus droit à notre petit creux de janvier. Non
mais... Inutile de vous rajouter que l'écriture de ce petit billet se
déroule devant un bon feu de cheminée, les pieds sur le canapé.
Vous voyez, y a pire destin sur terre, on en aurait presque mauvaise
conscience. Notez qu'Anniviers est aussi votre lieu de villégiature
préféré. Notre vallée vous offre d'ailleurs une totale liberté.
Ah comme ça... vous ne me croyez pas? Non, Monsieur, pas de publicité mensongère. Oui, Madame, on a bien dit "liberté".
Au coeur du val
se trouve un hameau autrefois habité. D'avril à novembre, il hébergeait
bétail et familles, un microcosme qui s'est battu pour y vivre.
Fourrage et culture n'y manquaient pas, mais les voies d'accès comme
l'accès à l'eau furent les grandes difficultés à maîtriser sur ces
terres.
Ces temps-là sont désormais révolus. On n'y vit plus et ce qui
revêtait alors d'existentiel a techniquement été résolu. Pour raconter
ces tranches de vie, voici un extrait d'un article qui paraît ces jours
dans Les 4 Saisons d'Anniviers et, l'espace d'une autre tranche de vie, la lettre enthousiaste de jeunes retraités qui remontent le cours de leurs souvenirs qui se sont déroulés sur ces mêmes lieux quelques années plus tard.
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